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Festival d'Avignon

7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 00:45
A LA RECHERCHE DE LA FEMME...

Dans le cadre de la 9ème édition du Festival Escena Contemporánea, l’Institut Français de Madrid a accueilli Gustavia de Mathilde Monnier et la Ribot, un spectacle à deux têtes, à deux corps.

Explorer le corps et la féminité, le mouvement et le devenir de la représentation, tel est le projet mûri par Mathilde Monnier et la Ribot à travers leur spectacle Gustavia. La première est directrice du Centre Chorégraphique national de Montpellier. Elle a l’habitude de se frotter à d’autres disciplines pour faire émerger ses créations.


Ainsi, après la philosophie de Jean-Luc Nancy, l’écriture de Christine Angot et les chansons de Philippe Katerine, c’est aux arts plastiques, ici, qu’elle s’intéresse en collaborant avec Maria Ribot. Cette artiste madrilène vit et travaille aujourd’hui à Genève. Elle crée de nombreuses pièces chorégraphiques au croisement de la performance et de la vidéo. Ensemble, elles composent un portrait hybride de femme, celui de Gustavia. Mais qui est Gustavia ?     

« Un clown sexuel, une comtesse  du Lac Léman, une amazone futuriste » (La Ribot)

C’est « un nom de femme, mais surtout un faux nom de scène » expliquent les danseuses. Une figure qui tente de parler de grands sujets intemporels : « la femme, la mort, le théâtre, la représentation, se représenter, l’artiste ». Tout commence par des pleurs ambigus. Profonde douleur devant un deuil ? Caprices de femmes hystériques ? Feints et exagérés, ces gémissements finissent cependant par flirter avec le comique, voie par ailleurs empruntée par le spectacle.

Certes, les mouvements sont cassés. Arythmiques et déstructurés. Les deux corps, longilignes et nerveux, bougent et investissent l’espace au son du silence ou d’une musique électronique. Mais ils jouent également, tombent et retombent, dans une logique toute burlesque, qui, selon les chorégraphes,  vient transformer « la compétence en incompétence », engageant la pièce dans la gratuité troublante de l’accidentel. Mais c’est très certainement le final qui l’emporte, une intense joute de mots, feu d’artifice verbal crépitant autour d’une question : « Qui est la femme de la maison ? ».

Alexandra VON BOMPARD (Madrid)

 

Gustavia, de Mathilde Monnier + La Ribot

Spectacle présenté du 18 au 21 février 2009.
Chorégraphié et dansé par Mathilde Monnier et La Ribot
Assistante à la mise en scène : Annie Tolleter
Lumière : Eric Wurtz
Son : Olivier Renouf
Costumes : Dominique Fabrègue, Laurence Alquier.

Photo©MarcCoudrais

www.mathildemonnier.com

www.laribot.com


Théâtre de l’Institut Français de Madrid
C/ Marqués de la Ensenada
28004 Madrid
www.ifmadrid.com
www.escenacontemporanea.com



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Published by Alexandra VON BOMHARD - dans En Europe 2008-09
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