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Festival d'Avignon

11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 01:08
En France, à la Comédie Française et au Théâtre de la Commune d'Aubervilliers, ou à l'étranger notamment au Japon ou en Angleterre, les pièces de Michel Vinaver sont à l'affiche. Rencontre.

A 82 ans, Michel Vinaver, écrivain, dramaturge et depuis quelque temps co-metteur en scène, a fait en février dernier son entrée au répertoire de la Comédie Française avec L'Ordinaire - pièce récemment chroniquée par ruedutheatre, bien sûr. Mais au delà de cet événement, c'est une véritable actualité « Vinaver » qui se déploie sur les scènes françaises et étrangères, permettant de découvrir ou retrouver son œuvre imprégnée des grands bouleversements économiques, politiques ou sociétaux de notre monde. Dans les années 1950, il publiait Aujourd'hui ou Les Coréens (la guerre de Corée n'était pas loin). Cet Ordinaire, édité en 1981, est inspiré d'un fait divers : le crash d'un avion dans les Andes dix années plus tôt. Plus récemment,  il écrivait 11 septembre 2001, joué aux Etats-Unis et en France...


Ces temps-ci, plusieurs metteurs en scène montent donc ses pièces - ses textes sont édités chez Actes Sud et L'Arche. Arnaud Meunier notamment , avec King, l'aventure et les contradictions du businessman dénommé King C. Gillette, au Théâtre de la Commune d'Aubervilliers. En juin, ce même Meunier va au Japon pour mettre en scène une autre saga du monde économique inventée  par Vinaver, Par-dessus Bord, dans une adaptation du Japonais Oriza Hirata. Le spectacle devrait venir plus tard en France. Quant à Guillaume Lévêque, il propose, à partir de la fin mai , au théâtre de La Colline à Paris Nina, c'est autre chose, une chronique existentielle.

Ruedutheatre : Comment travaillez-vous la mise en scène dans la mesure où vous êtes souvent aux côtés d'une personne dont c'est le métier, comme ce fut déjà le cas avec Alain Françon en 1983 à Chaillot pour « L'Ordinaire »?
Michel Vinaver : Quand je connais le metteur en scène, je suis le travail en cours. Avec Alain Françon, c'était essentiellement un travail sur le texte. Il n'y avait pas de ma part de réflexion sur les placements ou sur la lumière. Avec Guillaume Lévêque, qui va monter Nina, c'est autre chose, je vais travailler avec lui aux premières répétitions. Pour L'Ordinaire, avec Gilone Brun à la Comédie Française, nous avons d'abord beaucoup travaillé sur le texte. Ce que je fais également avec Arnaud Meunier qui met en scène King. Mais avec Gilone, nous nous sommes entendus sur quel théâtre faire. Je me suis mêlé de tout. Costume, espace, aspect visuel... Même si Gilone a pris plus particulièrement en charge ce qui relevait de la scène, de l'espace, des jeux sur le plateau, moi je suivais les questions de métrique dans la délivrance de la parole par les acteurs, de l'absence de relief de cette parole pour en dire l'immédiateté, le présent. 

Cette invitation à entrer au répertoire de la Comédie Française fut-elle une surprise ?
Oui, car le théâtre que je fais ne m'a jamais semblé être conciliable avec la tradition esthétique de la Comédie Française, dans le style de jeu ou encore dans ce cadre de scène très majestueux qui oblige une certaine hiérarchie sur le plateau.

Récemment Novarina, autre auteur bien vivant, est également entré au répertoire ...
Nous avons des esthétiques très différentes. Lui place son art dans le spectaculaire de la parole. Moi, c'est dans la banalité... Mon écriture très fragmentée a, pendant quelques années, repoussé le public, alors que maintenant c'est la vie, c'est notre société qui parle comme ça. De façon éclatée, morcelée.... Il n'y a désormais plus d'obstacle à entendre cette écriture. Même quand elle s'installe dans l'espace économique. Dans mon théâtre, il y a cette combinaison entre le champ du vécu dans ses micro-recoins et les champs de la macro-économie ou macro-politique. Cette polyphonie des thèmes et leur juxtaposition peut faire émerger des chroniques plus qu'une histoire, mais ça se mélange aussi...

Est-ce cela qui met en évidence les éléments comiques dans votre écriture, cette « levure » comme les nomme votre co-metteur en scène, Gilone Brun, dans L'Ordinaire?
Il n'y a pas d'acte d'écriture de ma part sans ces éléments de comique. Sans ces petits décalages entre ce qu'on attend et ce qui arrive.

Quels sont vos projets ?
Je n'ai rien prévu de ma vie. J'ai fait le travail que j'avais à faire. Je suis réellement sans projet.

                                            Propos recueillis par Jean-Pierre BOURCIER

« King », de Michel Vinaver, sera présenté dans la mise en scène d'Arnaud Meunier du 12 au 28 mars au Théâtre de la Commune à Aubervilliers, 2 rue Edouard Poisson. 93304 Aubervilliers.  www.theatredelacommune.com
Réservations : 01 48 33 16 16.

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Published by Jean-Pierre BOURCIER - dans Actualités & coulisses
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commentaires

nelly 16/03/2009 12:48

Une itw en vidéo de Michel Vivaner à voir sur culturebox.comà l'adresse suivante : http://culturebox.france3.fr/#/Th%E9%E2tre/8470/Avec_L%27ordinaire%2C_Michel_Vinaver_fait_son_entr%E9e_%E0_la_Com%E9die_Fran%E7aise

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