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Festival d'Avignon

2 juin 2006 5 02 /06 /juin /2006 17:41
PAROLES DE LA DANSE

En juin, la danse prend les devants de la scène à Bruxelles. La 10e édition du Festival Danse Balsa Marni & Raffinerie, réunit pas moins de 20 projets, 14 chorégraphes et 4 lieux alliant liberté de ton et diversité des langages.

C’est un festival panoramique, décliné cette année dans quatre lieux, histoire de prendre, à plusieurs, la température de la danse contemporaine, à Bruxelles, véritable vivier de chorégraphes et danseurs, belges comme étrangers. Cette nouvelle mise en réseau s’ouvre donc, mais en gardant ses ingrédients : des créateurs prometteurs ou confirmés dans un festival sans filet thématique. A nous de plonger dans les imaginaires singuliers et les questionnements de ces chorégraphes. Regards hétéroclites Les intentions ne peuvent qu’interpeller ; elles vont tous azimuts, pour le meilleur (souvent), pour le pire (rarement).

"Urban Bubbles", Johanne Saunier © Photo : W olfgang Kirchner

En musiques plurielles, les spectacles circulent entre les nouvelles technologies, la performance, la théâtralité, et même la politique. Du côté de la performance, Karin Vyncke ouvre les festivités avec «Bungalow», ou le théâtre des cicatrices d’une bourgeoise réduite à des clichés d’intérieurs. Pour «Blobettes», Florence Corin lance un duo féminin au cœur d’une installation audiovisuelle avec poupées et musiques survoltées pour questionner la normalité. Sans oublier deux reprises. «Histoires (s)» d’Olga de Soto à la recherche des spectateurs d’un ballet donné le 25 juin 1946… Et le «Light music» de Thierry De Mey, un solo où Jean Geoffroy utilise l’espace comme un instrument invisible. Ses mouvements déploient le son et l’image, sur le fil d’une tension impressionnante. Un spectacle couplé à «Urban Bubbles» de l’espiègle Johanne Saunier qui nous concocte un trio pour danseurs, Mozart et… Ipod vidéo, annoncé «Chaos galant».

Du côté des curiosités, on se demande ce qui va se passer avec «Siegfried Forever» de Mauro Paccagnella où un quatuor masculin joue de la médiocrité pour décapiter le héros wagnérien. Des inspirations plus politiques. Tandis que Diane Broman («Violet shoes in a ditch») se place en femme sans ancrage dans un cabaret expressionniste inspiré de l’impérialisme américain. Saïd Gharbi, lui, signe «Cette aveuglante absence de lumière» pour répondre à l’horreur du funeste bagne marocain de Tazmamart.

Enfin des spectacles essentiellement dansés. Fatou Traoré propose «C’était demain». La chorégraphe-interpète revient sur un précédent spectacle «inachevé», mis en musique par Kris Defoort et jailli du livre labyrinthique de Cortázar, «Marelle». De son côté Fernando Martin s’accompagne de Sarah Piccinelli pour une de rencontre duelle dans «Drink you wine in my glass». La danse contemporaine semble donc s’exprimer, debout sur son époque, avec l’humour pour l’un, la rage pour l’autre, le mystère et la poésie pour d’autres encore.

Nurten AKA (Bruxelles)

Danse Balsa Marni & Raffinerie, jusqu’au 24 juin, à La Balsamine, au Théâtre Marni, à la Raffinerie et à l’Espace Senghor. Infos et réservations: 00322/735.64.68. www.balsamine.be, de 5 à 12 euros.

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Published by Nurten AKA - dans À Paris 2006-07
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