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Festival d'Avignon

25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 10:47
« SORTIR LA PALETTE »

Depuis sa nomination aux Césars pour L’Appât de Bertrand Tavernier en 1994, le comédien Olivier Sitruk est sur tous les fronts : télévision, cinéma, théâtre. Il « est » actuellement  aux Mathurins, Franck Chambers, incarné au cinéma par J. Nicholson.


Parlez-nous de votre travail avec le metteur en scène et directeur de théâtre Daniel Colas ?

Daniel a d’abord une formation de comédien, avant d’être metteur en scène. On a fait, pendant une dizaine de jours, un travail à la table, classique au départ. Pour se mettre d’accord sur les intentions du texte, avant de les appliquer. Sur la direction d’acteurs, Daniel est extrêmement pointu. Je lui ai dit clairement que pour moi, ce n’était pas quelque chose qui me faisait peur qu’on me donne les intentions comme une note. Je suis assez scolaire. Etienne quant à lui, agit complètement différemment : il déstructure totalement le texte. Il ne cherche pas à l’apprendre. Laura Presgurvic est peut-être un peu plus comme moi, mais ici elle avait  besoin de trouver l’intention, le sentiment, etc.

Est-ce qu’ici l’éclairage, le montage des scènes courtes, très cinématographique vous rapprochent du jeu de cinéma ?

Ah non pas du tout ! Tous les cinq sur scène, on a essayé de ramener ça vers la tragédie, comme au théâtre, même si on a plutôt tendance (et ça ne doit pas être désagréable pour les gens) à être moins théâtral, dans le sens caricatural du théâtre.

TROUVER LA BONNE LIGNE, UNE PREOCCUPATION QUOTIDIENNE

Passer du rôle du narrateur au personnage principal et réciproquement est-il difficile à jouer ?

C’est difficile à jouer, en effet, parce qu’il faut essayer de trouver la bonne ligne (parce que sinon on pourrait faire tout et n’importe quoi). Je pourrai très bien m’adresser complètement aux gens, le jouer de façon intérieure et pas du tout le porter. Et sincèrement je ne crois pas encore avoir trouvé la bonne ligne pour le faire. Et ce qui est passionnant, c’est la bascule entre les deux personnages (le brutal Franck Chambers et le narrateur), parce que ça arrive pratiquement dans toutes les scènes : on voit la scène se passer, et derrière, je reprends  le rôle du narrateur. Ça rejoint le rôle du chœur de la tragédie grecque…

De manière générale, comment travaillez-vous votre personnage ?

Je pense que c’est une idée totalement fausse de croire qu’il y a un personnage et que vous entrez dans la peau de celui-ci. En tant qu’acteur, je dois trouver des méthodes ou des situations qui me disent la façon de dire « je t’aime » différemment. Ma base de travail c’est moi. Je deviens ce personnage et ce personnage devient moi. Et sans vouloir dénigrer ce talent incroyable au cinéma qu’est Brando, on a tous, nous les comédiens, du mal à rencontrer, qui plus est cinq ou six fois dans une carrière, le personnage qui va nous permettre de « sortir la palette. » Je crois donc plus au personnage qu’au talent de l’acteur.

Propos recueillis par Laetitia HEURTEAU (Paris)

Le facteur sonne toujours deux fois
D’après le roman de James M. Cain
Et le scénario de Harry Ruskin et Niven Busch
Adaptation de Jean et Alice Curtelin
Mis en scène par Daniel Colas
avec Etienne Chicot, Olivier Sitruk, Laura Presgurvic, Yvan Varco et Xavier Lafitte.

Théâtre des Mathurins
36, rue des Mathurins
75008 Paris

Du mardi au samedi à 20h45, matinée samedi à 16h30 et dimanche 15h, relâche le lundi.
Location 01 42 65 90 00

Photo © D.R

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Published by Laetitia HEURTEAU - dans En bonne compagnie
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commentaires

clementine S 26/03/2009 14:33

J'espère qu'il est aussi sympathique qu'il paraît l'être. bel article.clem

marcello 26/03/2009 08:44




J’ai visité votre blog, Bravo
Marcello http://haarg.over-blog.com

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