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Mois Après Mois

Festival d'Avignon

12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 12:41

SHAKESPEARE EN PAYS NIPPON

 

Bonne idée d’avoir transféré l’intrigue de cette pièce sur le pouvoir dans l’univers des samouraïs ! Hélas, malgré un travail intéressant sur les costumes et un comédien principal impeccable, la mise en scène se hasarde dans un découpage pas très pertinent du texte de Shakespeare et le reste de l’interprétation manque cruellement de conviction.

 

Raconter la pièce qu’il a vu est un point de passage obligé du critique. Il se trouve que dans le cas présent, le dilemme est cornélien : faire abstraction de la connaissance présupposée du sujet pour n’en dire que ce qui est montré ou en faire un résumé à l’aune de ce que tout le monde sait déjà ? Car le tout premier écueil contre lequel s’échoue cette version nipponisante de « Macbeth » est là : de quoi ça parle ?

 

Le spectateur qui n’a jamais entendu parler de « Macbeth » (et il y en a forcément) va avoir du fil à retordre. La mise en scène, complètement éclatée, disloquée par une succession de très courtes saynètes, ne lui facilite pas les choses. Les partis pris langagiers non plus.


Un arrière-goût d’inachevé

 

La transposition très orientaliste n’était pourtant pas une mauvaise idée. Un propos où le pouvoir est au cœur de tout pouvait effectivement trouver un écho intéressant dans le Japon ancestral et ses pratiques guerrières. Mais rien ici n’est vraiment fait pour accrocher le spectateur, bien au contraire. L’attention se délite inexorablement. De temps en temps, une grossièreté de langage pas très shakespearienne surprend. Triste moyen de captiver un auditoire.

 

Malgré un travail évident notamment sur la chorégraphie -réussie- et les combats au sabre, ce spectacle laisse un arrière-goût d’inachevé, en particulier dans l’interprétation. Si l’on ne peut rien reprocher à Serge Poncelet dans le rôle titre, la plupart de ses partenaires affichent un manque d’allant, certains jouant carrément faux. Difficile au bout de presque deux heures de sortir quelque chose de positif de cet embrouillamini qui fait beaucoup de bruit pour  pas bezef…

 

Franck BORTELLE (Paris)

 

 

Macbeth

De William Shakespeare

Mise en scène de Serge PONCELET

Adaptation et traduction d’Eric PRIGENT

Avec Serge Poncelet, Eric Prigent, Philippe Simon, Eirin Marlene Forsberg, Yohann Mateo Albaladejo, Olga Sokolow, Luc Mansanti

Représentations du 1er avril au 3 mai 2009

Du mercredi au samedi à 20h30,

En matinée le dimanche à 17 heures et le samedi 2 mai à 15 heures.

Réservation : 01 43 40 44 44

 Théâtre de l’Opprimé, 78  rue  du Charolais, 75012 Paris (Métro : Reuilly Diderot)

Durée : 1h50

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Published by Franck BORTELLE - dans À Paris 2008-09
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