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Festival d'Avignon

22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 10:16
UN CASTELET POUR ENFANTS GRANDS

Plasticien et auteur, Patrick Corillon a conçu un spectacle dans lequel les marionnettes sont des tringles, des tissus et des mots. Il conte à sa manière l'existence d'un personnage en quête de son propre langage.


ParParti de la légende d'un théâtre de marionnettes, Corillon raconte comment, après avoir brûlé son matériel pour se chauffer, un marionnettiste en vint à remplacer ses pantins par leur tringle et continua à captiver ses spectateurs. Puis, suite à une censure conséquente à la guerre, remplaça le texte dit par des mots écrits sur des draps.


Le père mort, son fils décide de ne reprendre le théâtre que s'il trouve ses mots à lui. Il signe un pacte avec le Diable et part en quête d'un langage. S'ensuit un périple initiatique que narre une conteuse à la voix un peu monocorde tandis que le « Théâtre du Silence » prend possession du castelet avec ses éléments visuels.

C'est là qu'intervient le plasticien. Caché en coulisses, il manipule une machinerie complexe dont les effets sont néanmoins épurés. Des tringles apparaissent et disparaissent. Des rideaux montent ou descendent, se superposent ou se succèdent.

Des lettres surgissent, des phrases se forment et se transforment


Tout est graphique. À commencer par le livre que lit la narratrice dont les pages sont elles aussi à transformations : déploiement en accordéon, extensions, repliements. La scène est réduite à une fenêtre lumineuse dont la présence évoque la télé ou le ciné mais dynamisée par la réalité des métamorphoses réalisées à vue.

La typographie s'affole. Des formes surgissent, tournoient, sillonnent, profitent de trouvailles optiques. Des déroulants s'exclament, expliquent, surprennent. Des signes prennent sens à la manière d'idéogrammes ou de pictogrammes. Les vocables révèlent leurs signifiés. Des ressorts provoquent des apparitions. Tout est mouvant, fluide, bourré d'inventivité et ne doit rien aux technologies sophistiquées actuelles.

Une bonne part du charme vient de là. C'est du bricolage mais un bricolage génial mis en valeur par les éclairages et soutenu par une bande son dont le piano émet des sons très contemporains tout en ne supprimant pas le mélodique.



Michel VOITURIER (Bruxelles)


Présenté au BPS22 à Charleroi les 20, 21 et 28 mars 2009


La Meuse obscure
Texte: Patrick Corillon (éd. MeMo)
Conception, scénographie, manipulations : Petrick Corillon
Jeu et aide à la mise en scène : Dominique Roodthooft
Narratrice : Johanna Korthals
Lumière : Joël Bosmans
Son : Pierre Kissling
Musiques: Bartok, Ligeti...



Production : Le Corridor

Coproduction : Théâtre de la Place (Liège); Scène Nationale du Granit (Belfort)



En tournée : les 8 et 9 mai 2009 à la Fabrique de Théâtre, 128 rue de l'Indusrie à La Bouverie (065/61.34.60) ; les 23 et 24 avril au MAC's, rue Ste-Louise à Hornu ( 065 80 01 36) ; du 8 au 28 juillet, à 11h au Théâtre des Doms, 1bis rue des Escaliers Ste-Anne à Avignon (33 (0)4 90 14 07 99 - www.lesdoms.be)





Photo (c) Herman Sorgeloos


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Published by Michel VOITURIER - dans En Région 2008-09
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