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Festival d'Avignon

23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 21:55
UN MONDE FOU, FOU, FOU !

Hormis le cartoon de Disney, « Alice au pays des merveilles », cela vous dit quelque chose ? Pourtant, il ne faut pas oublier la genèse de cette œuvre, « Alice ou de l’autre côté du miroir », offrant une richesse et une invitation à l’abandon de la logique. S’adressant autant aux adultes qu’aux enfants, l’œuvre de Lewis Caroll propose une double lecture. La Compagnie L’Autre Mémoire en fait un spectacle musical, dansant et décalé. Autant que le Lapin Blanc en r’tard, en r’tard, en r’tard !

4 juillet 1862, au cœur d’un été tout en or. Lors d’une ballade en barque, trois fillettes supplient un jeune poète de leur raconter une histoire… Ce bricoleur de l’imaginaire va alors emporter les trois sœurs dans une aventure musicale délirante au pays des merveilles où tous les quatre vont jouer. Jouer la comédie, jouer du violon, jouer sur les mots et se jouer du bon sens.


Le jeune poète en question, c’est Lewis Carroll, les trois fillettes, les sœurs Lindell, « petites amies » de ce jeune professeur de mathématiques qui s’ennuie à l’école et rêve de retourner au temps béni de l’enfance. L’épisode s’inspire de cette fameuse après-midi où, de jeux en charades, naquit un des plus grands romans britanniques.

Une pièce enfantine et complexe

Cela commence comme un rêve éveillé : Alice poursuit le Lapin Blanc dont la montre à gousset retarde et chute de l’autre côté du miroir. Avec son chapelier fou, son chat Cheshire au nom aussi imprononçable que les fameuses de l’archiduchesse, l’univers d’Alice enchante le jeune public qui voit là une comédie fantasmagorique. Il faut dire que les acteurs, chanteurs et musiciens de formation,  y déploient une belle énergie. Malgré un espace scénique réduit, des prouesses d’ingéniosité font très bien passer l’absence de moyens et n’en renforcent que plus la créativité de leur jeu, entre mime et Commedia Dell’Arte. L’illusion est 'bluffante' tant ils sont parfaitement dans leur rôle. On retiendra l’énigmatique sourire de Luc-Emmanuel Betton, digne de mister Cheshire, et une Alice pleine de grâce et de malice.

Légère en apparence, « Alice » offre une double lecture que pourra intuitivement percevoir le jeune public. Ce lutin de Lewis a fait de l’univers de sa protégée une métaphore du monde des adultes. Ainsi la Reine de Cœur aboyant à tout va « Qu’on lui tranche la têêête ! », représente les gouvernantes-bourreaux de l’époque victorienne. Sans queue ni tête, le temps obéit à une distorsion permanente, les leçons de mathématiques sont monstrueusement incompréhensibles, autant que cet univers des adultes. Ici, tout est inversé. Le monde se plie tantôt à la fantaisie de l’enfant (la célébration des « non-anniversaire » 364 jours par an), tantôt contribue à son inadaptation (la partie de croquet). Tout un ensemble de codes admirablement interprétés, malgré quelques longueurs lors des scènes chantées.

Alors, vous aussi, qu’attendez-vous pour basculer au-delà du miroir ?


Marie-Pierre CREON (Paris)


Alice ou ce que l’on trouve sous terre et sur scène dans le méli-mélo de l’autre côté du miroir

Ecrit par Lewis Carroll
Adaptation et mise en scène par Anne-Laure Wagret
Interprétée par La Compagnie l’Autre Mémoire

Musique : Victor Avron
Avec : Marion Monier, Luc-Emmanuel Betton (violoncelle), Blandine Iordan (violon), Carine Odajima (flûte traversière)
Costumes : Emilie Miyanohara
Création lumières : Antoine Cherix


A l’affiche jusqu'au 24 Avril à 14h30 au MJC Mercoeur, 4 rue Mercoeur, 4ème arrondissement. La pièce sera également présente au Festival d’Avignon 2009 à 16h30 à La Condition des Soies du 8 au 19 juillet. (Horaires et salles sous réserve de modifications).
Renseignements sur http://www.mercoeur.asso.fr/welcome/index.php et au 01 43 79 25 54. Pour Avignon : sylvette.bagnaud@lautre-mémoire.com

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Published by Marie-Pierre CREON - dans À Paris 2008-09
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