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Festival d'Avignon

5 juillet 2006 3 05 /07 /juillet /2006 09:28
Après avoir assisté à la représentation de leur création Soir bleu,soir rose, nous avons rencontré Gil Bourrasseau et à Bruno Cochet, fondateurs de compagnie L’Art mobile en 1994.

Comment avez-vous pensé à construire un Théâtre Portatif avec cette esthétique ? (ndlr : Le tissu rouge, les petits tables avec le public, la forme ronde…)
L'idée du Théâtre Portatif est née de notre désir de sortir des salles de spectacles et d'aller à la rencontre de la population avec des formes théâtrales qui ne renieraient rien de ce que nous croyons juste artistiquement. Nous voulions aller partout avec un outil modulable, léger. Notre architecte scénographe s'est inspiré des éléments symboliques du théâtre (le velours rouge) et du cirque (les mâts, la forme circulaire). Le dispositif cabaret est issu aussi de notre volonté de déplacer le rapport du spectateur à l'œuvre théâtrale.

Pourquoi avez-vous décidé de travailler dans la banlieue parisienne ?
Nos spectacles sont diffusés sur tout le territoire national et même à l'étranger. Nous avons toujours voulu nous impliquer localement, nous faire une place dans la cité au même titre que le médecin ou le boulanger. C’est à Bures-sur-Yvette, en Essonne, que la compagnie a posé ses valises pour la première fois. Notre projet d'itinérance s'inscrit essentiellement sur le territoire de la grande couronne d'Île-de-France pour deux raisons principales : c’est le territoire que nous connaissons le mieux et la Région Ile-de-France nous soutient fortement dans notre démarche.

Pourquoi avez-vous décidé de mettre en scène Soir Bleu, Soir Rose de Perinne Griselin ?
Tout d'abord pour la musique du texte. Je l’ai tout de suite entendue sonner. Ce texte est écrit par une femme qui a été une formidable comédienne et qui a un sens aigu de la scène. Ensuite par reconnaissance, parce que je suis reconnaissant à Perrine Griselin de l'image qu'elle nous renvoie du monde et de ce qu'elle m'invite à découvrir et partager. Reconnaissance aussi car je me retrouve dans son propos. Et puis, parce que la forme de sa dramaturgie qui "avoue" le théâtre en abolisant le quatrième mur me correspond. En dernier lieu, parce que certaines vérités doivent être redites si elles ne sont pas entendues, et qu'il nous faut chercher toutes les formes possibles pour les faire entendre. Perrine Griselin appartient à ce cercle restreint des auteurs de théâtre qui se retrouvent dans l’humour, le questionnement politique des mythologies d’une génération, l’anti-catastrophisme tonique, l’incongruité surréaliste. Soir bleu, Soir rose est une farce poétique et politique où il est question de citoyenneté, de rapports sociaux, de désirs, de TVA, de corps, d’engagement militant, de chutes, de chômage, d’amours et de tête de veau. Pour la mettre en scène, je me suis inspiré de l’univers du spectacle forain fellinien. Invité dans une scénographie de cirque-cabaret, le public prend place autour du plateau et dans la lumière. Trois augustes et deux clowns blancs incarnent la chorégraphie verbale et corporelle de ce texte singulier et nous entrainent dans une tragi-comédie endiablée, burlesque et toujours émouvante.

Quels sont les projets de l’Art Mobile pour l’année prochaine ?
Nous serons en tournée pour 75 dates avec deux spectacles et des lectures publiques, avec un point d’orgue lors du Festival d’Avignon 2007. Nous démarrons un partenariat avec la ville de Sainte-Geneviève-Des-Bois qui nous associe pour trois ans à sa vie culturelle. Ajoutons la production de notre prochaine création et la saison sera bien remplie… Non, non, ne me regardez pas comme ça, je ne vous dirai rien du futur spectacle de L’Art mobile, sinon que j’ai hâte de le voir sur scène…

Propos recueillis par Mattia SCARPULLA (Paris)

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Published by Mattia SCARPULLA - dans En bonne compagnie
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