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Festival d'Avignon

31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 23:52
DU THEATRE MUSICAL TRES « CLASSE » !...

Du 6 novembre au 2 décembre 1717, Jean-Sébastien Bach, alors âgé de trente-deux ans, fut emprisonné sur ordre du Duc de Weimar à qui il avait demandé son congé pour rejoindre la Cour de Köthen où de bien meilleures conditions de travail lui était offertes.

Le Duc de Weimar lui avait passé commande d’une cantate. Enfermé entre les murs d’un cachot, Bach refusa de travailler dans des conditions matérielles inacceptables pour lui.


La pièce de Sophie Deschamps et Jean-François Robin avait été donnée en lecture au Balcon en 2007. Elle est ici reprise en spectacle de théâtre dans toute l’acception du terme en prélude au prochain Festival Off. Et on peut dire qu’il s’agit d’une totale réussite…

La thématique est évidente : la problématique récurrente des rapports de l’artiste avec le pouvoir politique ou financier. Et aussi celui de la liberté du créateur et de sa dignité… Liberté qui, au bout du compte, comme son orgueil, est contrainte par les besoins vitaux élémentaires : nourrir sa famille…

Sobre, intelligent et finalement très séduisant…

Dans sa prison, Bach reçoit les visites de Borman, l’Intendant du Prince de Weimar qui sans cesse lui demande d’obtempérer aux exigences du prince. Il établit aussi un lien de complicité avec un jeune geôlier, Lucas, qui, devenant un peu son alter ego en musique, ira même jusqu’à faciliter la visite de son épouse, Maria Barbara.  Le tout, sous le signe de la musique dans laquelle baigne tout le spectacle…

Fabien Lebert, aux allures juvéniles qui font penser par moments au Mozart de Milos Forman, est un J.S.Bach très convainquant, Fabien Audusseau est excellent lui aussi dans le personnage du geôlier Lucas, tandis que Nicolas Allwright sait conférer à l’intendant Borman la note de sévérité pompeuse souhaitable… Aurélie Barbuscia prête à Maria Barbara, l’épouse du compositeur, son charme et sa belle voix de soprano. Tout cet ensemble est d’une totale séduction grâce aussi aux costumes d’Annick Serret, la scénographie de Bruno Aimetti, la création lumières de Sébastien Lebert, la conception sonore de Frédéric Grémeaux et la mise en scène sobre et intelligente de Serge Barbuscia.

                              Henri LEPINE (Avignon)


La Disgrâce de Jean-Sébastien Bach
De Sophie Deschamps et Jean-François Robin, adapté du roman de Jean-François Robin – Prix de l’Académie Française 2002
Avec Nicolas Allwright, Fabien Audusseau, Fabrice Lebert et Aurélie Barbuscia.
Mise en scène : Serge Barbuscia.
Présenté les vendredi 15, samedi 16 et dimanche 17 mai 2009.
Au Festival d’Avignon 2009, du 8 au 31 juillet à 17h30.
Théâtre du Balcon, rue Guillaume-Puy, 84000 Avignon. Tél. 04 90 85 00 80.

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Published by Henri LEPINE - dans En Région 2008-09
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