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Festival d'Avignon

6 juillet 2006 4 06 /07 /juillet /2006 10:46
Le cirque Romanès, c’est un cirque familial, dirigé par Alexandre Romanès qui est un Bouglione, mais qui a tout simplement pris le nom de son cirque et mentionne qu’il a hérité d’une tradition familiale des arts du cirque se perpétuant depuis son arrière-grand-père. Il travaille donc sous sa propre griffe. Et ça marche, car on se situe aux antipodes des numéros aseptisés et de l’entertainment des cirques à la Monte-Carlo, et ce d’autant plus que c’est un cirque tzigane, donc plein de style. Chemises à motifs, jupes à fleurs, bijoux et dents en or, foulards et autres châles sont là pour nous le rappeler. Il y a aussi ceux qui sont annoncés comme « figurants », à savoir les membres qui ne se produisent pas dans les numéros, mais qui font partie de cette joyeuse tribu et qui assistent au spectacle assis sur le bord de la piste, tels des spectateurs inclus dans l’action.

Ainsi, on se sent vraiment chez soi, comme si on était un Romanès, comme eux. Mais avant tout et surtout, ce qui nous plonge dans la tradition tzigane, c’est cet orchestre qui accompagne les performances du début à la fin par une musique qui nous fait voyager au pays de Kusturica, en concordance avec la voix de Délia, l’épouse d’Alexandre. Un petit chapiteau aux motifs fleuris, quelques caravanes, et un équipement qui se limite au nécessaire, le cirque Romanès joue un spectacle qui se veut simple et sans prétention. C’est peut-être ce qui lui a inspiré le titre de son spectacle, « Rien dans les poches ».

Pourtant, on se rend compte qu’avec pas grand-chose, on peut émerveiller un public. Ici, c’est l’ingéniosité et le jeu de scène qui font tout et la qualité des numéros n’est jamais affectée par ces installations rudimentaires. On se rappellera longtemps un numéro étonnant et attendrissant, exécuté par une trapéziste et son perroquet blanc : il court sur elle et saute de ses pieds à sa tête, pendant que celle-ci effectue ses figures, puis il se permet de lui voler la vedette en lui tournant autour du pied et en hérissant ses plus belles plumes, il vient même l’embrasser. On se souviendra aussi des performances émouvantes de corde lisse et duo d’acrobates suspendus tout en haut du chapiteau, au son des chansons mélancoliques de Délia ; ainsi que de la fildefériste qui danse au rythme de la musique jouée par l’orchestre, le tempo n’étant pas des plus lents, sans perdre l’équilibre. Le tout est effectué sans filet ni aucune sécurité, si ce n’est la vigilance d’Alexandre, ce qui, il faut le dire, titille notre nervosité, mais ne fait que valoriser le professionalisme des acrobates. Le clown est une femme, plutôt déjantée, qui passe du jonglage à la singerie du flamenco pour mettre à contribution nos maxillaires. Les disciplines sont classiques, du jonglage au cerçeau en passant par le contorsionnisme, mais la manière de les éxecuter fait toute leur originalité. Alexandre Romanès déclare qu’il est étonné du succès que rencontre un spectacle aussi simple, mais de notre côté, on sait ce qu’il en est : pas de fioriture, rien de surfait, un spectacle tout simplement inventif et divertissant, c’est ce qu’on aime dans ce cirque.

Balkis de SOUZA (Barcelone)

Cirque Tzigane Romanès, « Nada en los bolsillos »
Du 26 Juin au 5 Août à Barcelone, au CCCB, dans le cadre du festival du Grec.

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Published by Balkis de SOUZA - dans Chroniques 2005-06
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