Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Retrouvez nos critiques théâtrales sur :
Les informations sur nos cours d'improvisation théâtrale à Paris :

Musarder



Inscrivez-vous
au Club des abonnés (gratuit)




Découvrez nos cours d'improvisation théâtrale

Tous niveaux - 7e année

Les inscriptions sont ouvertes pour les cours d'improvisation à Paris qui débutent en septembre. Au choix, en français ou en anglais.



Nouveau !

Rejoignez notre cours d'impro en anglais :



Coaching prise de parole

           

Mois Après Mois

Festival d'Avignon

6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 13:25
FONZO BO LE MAGNIFIQUE


Cette pièce de l'Argentin Rafael Spregelburd fait partie d'un ensemble qui s'inspire des « Sept péchés capitaux » de Jérôme Bosch. Un texte fou pour acteurs survoltés. Elle perd un peu en puissance dans la grande salle de Chaillot. Mais déjà l'acteur Marcial Di Fonzo Bo prépare « La Paronïa » du même auteur pour octobre alors qu'il sera au prochain Festival d'Avignon dans une rareté de Victor Hugo « Angelo, tyran de Padoue ».


Dire précisément combien il y a de personnages dans « La Estupidez », pièce de l'Argentin Rafael Spregelburd, est quasiment impossible. Une bonne vingtaine au moins... pour cinq comédiens !  Survoltage garanti. La saison dernière, dans la (relative) petite salle Gémier du théâtre de  Chaillot, ça déménageait sévère sur un rythme totalement foutraque. Or, toujours à Chaillot, mais sur la grande scène Jean Vilar, la fièvre perd quelque peu de sa force et de sa compréhension ... sauf à être placé près du plateau. Dommage pour une pièce logiquement chargée aux amphétamines par l'auteur et par la mise en scène que co-signent Marcial Di Fonzo Bo - il joue également quelques rôles - et Elise Vigier.


Vaudeville façon polar

Au delà de ce problème d'espace, reste le fond et la forme de la pièce. De ce boulevard du crime déjanté où les dialogues fusent comme un feu d'artifice pour mieux éclairer quelques « conneries » (estupidez au singulier) du monde, le nôtre. Les cinq excellents comédiens -Marina Foïs, Karin Viard, Marcial Di Fonzo Bo, Pierre Maillet et Grégoire Oesterman- courent, se font peur, se cherchent, maintiennent le suspens, sur un rythme rappelant les bons vaudevilles façon polar.

Dans cet univers où il est question d'art contemporain, de marchés, de mensonges, d'héritages peuplés d'espions, de flics, de chercheur fou et de stars ratées, Rafael Spregelburd emprunte à la BD, au cinéma, au pop'art et au dialogue brindezingue. Il entend bien poursuivre dans cette voie puisque ce texte s'inscrit dans un travail plus global inspiré des « Sept péchés capitaux » d'après Jérôme Bosch.

Déjà à la prochaine rentrée, en octobre ici même à Chaillot, une œuvre de la même veine, « La Paranoïa » sera à l'affiche avec aux manettes de la mise en scène Di Fonzo Bo. Un Marcial infatigable ou insatiable, puisqu'il trouve le temps actuellement de répéter son rôle dans « Angelo, tyran de Padoue », pièce de Victor Hugo que met en scène Christophe Honoré pour le tout prochain Festival d'Avignon !

                                                                      Jean-Pierre BOURCIER (Paris)
 

« La Estupidez »/La Connerie

Texte de Rafael Spregelburd
Traduction de Marcial Di Fonzon Bo et Guillermo Pisani
Avec Marina Foïs, Karin Viard, Marcial Di Fonzo Bo, Pierre Maillet et Grégoire Oesterman.

Mise en scène : Marcial Di Fonzo Bo
Dramaturgie : Guillermo Pisani
Décor : Vincent Saulier
Lumière : Maryse Gautier
Costumes : Anne Schotte
Musique : Claire Diterzi

Jusqu'au 14 juin au Théâtre National de Chaillot, 1 Place du Trocadéro 75116 Paris.
Réservations : 01 53 65 30 00. www.theatre-chaillot.fr

Du 18 au 20 juin au Théâtre national de Toulouse

Une production : Théâtre national de Chaillot/ Théâtre national de Bretagne/ Théâtre des Lucioles/ Le Duo Dijon.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean-Pierre BOURCIER - dans À Paris 2008-09
commenter cet article

commentaires

nutt' 07/07/2009 13:34

J'ai adoré la estupidez !  un voyage au centre de l'idiotie avec pour toile de fond la physique quantique. des acteurs grimmés qui jouent 6 rôles en même temps. on ne s'ennuie pas du tout pendant les3 heures du spectacle.pour sûr j'irais voir la prochaine pièce de difonzo bo !

Chronique Fraîche