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Festival d'Avignon

11 juillet 2006 2 11 /07 /juillet /2006 11:14
LE PAIN BRÛLE... LES PLANCHES

Si le pain a été l’an dernier l’objet d’une exposition parisienne signée Jean-Paul Gaultier, il est encore d’actualité au Théâtre La Luna en Avignon. La pièce se joue à trois : le mitron, le boulanger et la boulangère. Parce qu’à chaque étape de la fabrication, la pâte évolue, la méthode de travail des artisans boulangers est un sujet que Florent Pelayo, qui a créé ce spectacle et de surcroît joue le personnage de Paul (le mitron) - aux côtés de Pascal Gosselin (Monsieur Jean, le boulanger) et de Marie-Laure Boggio (Madame Charlotte) - a bien laissé reposé (telle une pâte), avant de monter sur les planches. Et pour ce faire, ils se sont tous deux rendus dans des fournils pour en relever les moindres détails. Ces derniers sont tous là, bien présents dans la mise en scène mais encore la gestuelle des comédiens, offrant au spectateur le témoignage d’un fabuleux voyage au sein d’une boulangerie.

D’abord, il y a Jean, un peu rustre, qui semble tombé du lit et trimbale son poste radio qui ne cesse de grésiller d’un bout à l’autre de la pièce. C’est la valse des stations et des ondes brouillées. Et puis, il y a Madame Charlotte qui éteint la radio laissant Jean à sa solitude tout en recevant la clientèle dans l’arrière-boutique. D’un air distrait, Jean fait son pain et aborde le pétrissage, d’un geste profond alors que c’est aujourd’hui une opération rare en ces lieux de fabrication du pain. Puis il y a Paul, le mitron, avec son air naïf, qui entre en scène comme on sort du lit. Et, avec lui on apprend très vite que la méthode de travail peut prendre tour à tour une vitesse, lente, améliorée ou intensifiée voire entrer dans un tourbillon inattendu. Et puis, il y a le résultat. Le pain ne sera pas toujours le même. Surtout si le jeune Paul joue les apprentis sorciers. Cependant, il ne faut pas se laisser rouler dans la farine même si c’est difficile à admettre parfois pour un boulanger. Rien n’est laissé au hasard, les étapes sont toutes là : après le pétrissage, la cuisson, mais sans négliger la souplesse de la pâte. Dans une succession de gags, on apprend que celle-ci doit être douce, ne pas coller et pour cela il ne faut pas oublier non plus le repos et la levée. Quant à la réaction des pains enfournés, il va de soi qu’elle peut être variable. Et le public accueille encore de ces rires ce que Jean nomme l’amour du métier et ses phantasmes. Quant à la femme du boulanger, il n’est question ici ni d’infidélité, ni de légèreté même s’il s’en passe des choses dans le pétrin.

Voilà une ronde des pains amusante qui donne à ce spectacle beaucoup d’humour tout en restant vraisemblable et caricatural parce que finalement c’est en boulangeant que l’on devient boulanger !

Christelle ZAMORA
www.ruedutheatre.info

Du pain sur les planches, De Florent Pelayo

Théâtre La Luna 1 rue Séverine 84000 Avignon Tel : 04.90.86.96.28
Jusqu’au 30 juillet à 13h45

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Published by Christelle Zamora - dans Festival Off 2006
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