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Festival d'Avignon

25 juillet 2006 2 25 /07 /juillet /2006 12:27
Lundi 17 juillet 2006, à l'heure où les officiels du théâtre essaient de fêter la Journée de la Décentralisation sous les huées des intermittents en grève, Gabriel Monnet, président de cette journée, officiel lui aussi, préférait répondre à l'invitation d'André Benedetto au Théâtre des Carmes.

André Benedetto tint tout d'abord à rendre hommage à celui qui « lui fit faire du théâtre » au travers de stages touchant à toutes les activités de préparation d'un spectacle dans tous ses aspects. En le remerciant, Gabriel Monnet se présenta comme le Président « dissident » d'une « Journée » qui ne lui semblait plus être la sienne, lui, l'ancien résistant du Vercors. La véritable décentralisation, précisa-t-il, consiste en un vrai travail permanent de création en province comme celui qui se fait dans des lieux comme celui-ci (le Théâtre des Carmes) et elle est le fait de personnes comme André Benedetto et beaucoup d'autres. Gabriel Monnet entreprit alors une lecture fervente et souvent chargée d'émotion de textes que l'on peut et doit considérer comme « fondateurs » de cet esprit de résistance et de création à garder plus que jamais présent au coeur et à l'esprit.

A tout seigneur de la poésie... ce fut avec un texte de 1946, signé René Char, citoyen du Vaucluse et lui aussi résistant exemplaire, qu'il ouvrit le feu de ces lectures « contre l'oubli »... Suivit une longue lettre adressée à Primo Levi le 12 avril 1987, le lendemain de son suicide, par l'un de ses amis, lecture empreinte de la puissante émotion que l'on peut imaginer. Puis d'autres textes de Paul Eluard, Georges Braque, Claude Lévy-Strauss et enfin, d'André Benedetto (« A l'heure où... » extrait de Urgent crier) texte de 1967, mais dont le caractère d'actualité brûlante ne saurait aujourd'hui, moins que jamais, se démentir. Tous ces mots, ces vers, ces phrases étaient autant de braises aptes à alimenter la flamme de cet esprit de résistance, toujours vivant, pour éviter, ainsi que le disait Primo Levi, qu'il finisse « pétrifié par la lente chute de neige des jours ».

Henri LÉPINE
www.ruedutheatre.info

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Published by Henri Lépine - dans Festival Off 2006
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