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Festival d'Avignon

27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 12:06
FANTÔMES ET DIEUX, MIROIRS DE L'HOMME

La compagnie du Théâtre du Si arrive de la Martinique. Depuis l’année 2000, elle a créé neuf spectacles. Au 60e Festival Off d’Avignon, elle présente Quelques histoires d’amour très très tristes. L’écrivain Ulises Sala a écrit pour la compagnie cinq histoires sur l’amour éphémère, l’amour entre l’être humain et ses dieux, et entre l’être humain et ses fantômes. Sala a retravaillé des mythes et des types de la littérature mondiale : la Guerre de Troie ; la figure du fou ; les figures à la recherche de l’amour dans les contes de fées ; le livre biblique de Job ; et enfin la figure du dieu bicéphale.

Photo copyright www.photoalain.com

Chaque soir, quatre histoires sur cinq sont présentées au public. Le metteur en scène, Yoshvani Medina accueille les spectateurs à l’entrée de la salle. Il distribue des lampes portables à chacun. Il donne quelques instructions de base. Au travers des lampes, le public décide ce qu’il veut voir de la scène, et il peut provoquer aussi un bruit de vent, en tournant une manivelle. Il s’assoit autour d’un espace rond, il improvise l’éclairage du spectacle. Quatre corps surgissent de sous les copeaux de bois qui remplissent la scène. Les deux hommes sont habillés d’un slip noir, et les deux femmes par une courte tunique noire. Dans la pénombre, ils jouent, chantent et imitent des sonorités de la nature.

Toute la représentation est racontée par le corps, et par le plaisir du public à éclairer seulement un détail ou un corps entier. En effet, pendant que le spectacle se déroule, instinctivement, des spectateurs semblent se distribuer des tâches, sur qui éclaire chacun des personnages. La représentation reste en même temps trop longue, deux ou trois des cinq histoires suffiraient chaque soir. Les images sont toutefois saisissantes : les deux hommes représentent un dieu à deux têtes, en mêlant leurs corps, alternant leur voix ou en disant en même temps des répliques. Les corps semblent visités par des fantômes, puis ils tombent comme morts. Ils se réveillent habillés de nouvelles identités. L’être humain semble perdu dans ses souvenirs, en se battant avec des amours perdus, avec des idées personnifiées en dieux. Les deux femmes et un homme forment aussi un arbre, qui est une fille touchée par un sortilège. Une femme déforme son visage, elle est visitée par plusieurs esprits.

Le spectacle rappelle un rite magique, un rite pour étouffer la colère des dieux. Le Théâtre du Si introduit la folie dans l’homme, qui devient danseur, dieu et spectre, qui crie sa nécessité de jouir par une fête religieuse, jusqu’à s’épuiser. Puis les dieux disparaissent, l’homme retourne à ses tâches journalières.

Mattia SCARPULLA
www.ruedutheatre.info

Quelques histoires d’amour très très tristes, compagnie du Théâtre du Si, est présenté du 7 au 29 juillet, à 22h15, à la Chapelle du Verbe Incarné, Festival Off d’Avignon
Mise en scène : Yoshvani Medina
Textes : Ulises Cala Interprétation : Virginie Coumont, Bruno Kahlo, Ricardo Miranda, Marie Laure Scénographie et costumes : Ludwin Lopez
Lumières : Le public Informations : 05 96 50 97 40 / 06 96 31 34 45

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Published by Mattia Scarpulla - dans Festival Off 2006
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