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Festival d'Avignon

29 juillet 2006 6 29 /07 /juillet /2006 14:18
CONTES À RIRE

Ce spectacle drolatique et enlevé nous plonge dans un autre temps en proposant un panel de farces et de fabliaux. Appartenant à la littérature française du Moyen-Age le fabliau est un « petit récit » qui désigne de courtes histoires en vers simples visant à distraire.


C’est au quart de tour, joyeusement, bruyamment, que démarre cette pièce, succession tordante et exubérante d’un chapelet de récits éclairs ou plus détaillés. Le rire est vite communicatif. Il surgit à la fois des situations cocasses, des personnages dépeints, véritables caricatures vivantes dans lesquelles hommes et femmes se disputent la culotte, et des mots crus qui sont jetés en l’air. Mais pas seulement... Là où la pièce devient brillante c’est qu’elle joue avec l’expressivité des visages et des corps, ceux ci deviennent le principal facteur de rire. Avec entrain, précision et un brin de folie décalée les trois comédiens jaillissent sur et à l’extérieur du tréteau monté à l’occasion. Culbutes, cabrioles, portés, tous les moyens sont bons pour pulser le rythme et nous rappeler qu’ils ne sont pas bien loin des jongleurs et saltimbanques.

Le choix des sujets emprunte à la réalité quotidienne, mais aucune envie d’embellir les faits ou de montrer les personnages sous leur plus beau jour. La Nature et la nature humaine apparaissent avec tous leurs vices, toute leur trivialité. Face à cette réalité grossière et amusante la satire s’esquisse et la morale toujours présente étonne. N’étant pas toujours une conclusion rationnelle au récit, elle se rit même souvent de ce dernier. A la manière d’un pied de nez, l’ironie rappelle que morale et malice ne vont pas toujours ensemble et que souvent la deuxième l’emporte ! Quant aux mots, pas d’envolées lyriques mais une rapidité, une quasi instantanéité des répliques qui font des dialogues de véritables joutes verbales. Un soin particulier est apporté aux costumes et à l’univers visuel. Pour toucher au plus près la réalité passée, Geneviève David la scénographe « fait revivre un Moyen-Age rêvé, inspiré des tableaux de Jérôme Bosch et de Pieter Bruegel » dans des tonalités chaudes et automnales. Un spectacle truculent dont on sort revigorés !

Anne CLAUSSE
www.ruedutheatre.info

Les Farces sur tréteaux, masques et fabliaux
Anonymes du XVème siècle
Mise en scène : Philippe Klein
Avec : Aurélia Arnou, Philippe Klein, Mathieu Uhl
Scénographie : Geneviève David

Festival Avignon Off 2006 Théâtre de L’Etincelle
Du 6 au 30 juillet- 10h15 14, place des Études 84000 Avignon
Tél. 04 90 85 43 91 Tarifs : Plein tarif : 12 € - Tarif Abonné : 8 € - Tarif enfant : 6 € - Tarif groupe enfants (>8): 5 et gratuit pour les accompagnateurs

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Published by Anne CLAUSSE - dans Festival Off 2006
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