Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Retrouvez nos critiques théâtrales sur :
Les informations sur nos cours d'improvisation théâtrale à Paris :

Musarder



Inscrivez-vous
au Club des abonnés (gratuit)




Découvrez nos cours d'improvisation théâtrale

Tous niveaux - 7e année

Les inscriptions sont ouvertes pour les cours d'improvisation à Paris qui débutent en septembre. Au choix, en français ou en anglais.



Nouveau !

Rejoignez notre cours d'impro en anglais :



Coaching prise de parole

           

Mois Après Mois

Festival d'Avignon

20 juillet 2003 7 20 /07 /juillet /2003 14:59
LA VIE EST UNE OGRESSE

Elle dévore tout ce qu’elle trouve sur son passage, elle n’a conscience ni du bien ni du mal, elle fait des ravages psychologiques autour d’elle... Qui est la Nonna ? L’Etat, qui impose tout et pousse à bout ? La société implacable dans laquelle nous vivons ? La famille, voire nos propres systèmes de valeurs et croyances, auxquels nous nous inféodons ? Peu importe en vérité ! Il faut se laisser porter par la pièce. Comme son compatriote Edouardo Pavlovsky, l’auteur, Roberto Cossa, oscille entre naturalisme et surréalisme dans cet univers absurdo-dramatico-comique pour nous parler, avec cette pièce écrite dans les années 70, d’une Argentine économiquement fragile, politiquement instable et de destins acculés à la survie.

La Nonna, donc, est une attachante et saugrenue centenaire, ogresse, version Pantagruel et Gargantua réunis, s‘exprimant la plupart du temps par borborygmes pour alerter incessamment son entourage de son besoin primaire. Bouffant à plein régime, même l’incomestible, et surtout ses proches, elle pousse à la panade Carmelito , le chef de famille, et ébranle chaque jour davantage l’équilibre familial, poussant chacun aux pires turpitudes. Alors s‘élaborent les stratagèmes pour chercher à s’en débarrasser… Mais la résistance de l’ancêtre n’est pas sans rappeler celle de Michel Serrault dans Le Viager de Pierre Tchernia, et les apprentis margoulins vont vite devenir les artisans de leur propre déroute et les dindons de la farce(use).

L’énergie infernale des personnages et leur fluidité de jeu, l’outrance de leurs actes saccadés et de leurs délires assumés, la tension en crescendo et la perte de contrôle des uns et des autres, contribuent à générer une mécanique burlesque, où se mixeraient des personnages de dessin animé avec de vrais comédiens, davantage dans le réalisme des sentiments et des situations. Un petit bijou de farce tragique et politique, également de nature à ravir les plus jeunes, que, certainement, Rabelais n’aurait pas boudé.

Stephen BUNARD

La Nonna, de : Roberto Cossa
Traduction : Claude Demarigny
Mise en scène : Carole Hobart & Sophie Alonso
Distribution : Sophie Alonso, Vincent Dutel, Nicolas Devort, Carole Hobart, Sabrina Marchese, Raphaël Mathon et Alexandre Monard.
Compagnie du Tapage – Ile de France
Lieu : Théâtre du Bourg Neuf, Avignon – salle bleue Horaire : 19h - Durée : 1h20

Partager cet article

Repost 0
Published by RUEDUTHEATRE - dans Festival d'Avignon 2003
commenter cet article

commentaires

Chronique Fraîche