Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Retrouvez nos critiques théâtrales sur :
Les informations sur nos cours d'improvisation théâtrale à Paris :

Musarder



Inscrivez-vous
au Club des abonnés (gratuit)




Découvrez nos cours d'improvisation théâtrale

Tous niveaux - 7e année

Les inscriptions sont ouvertes pour les cours d'improvisation à Paris qui débutent en septembre. Au choix, en français ou en anglais.



Nouveau !

Rejoignez notre cours d'impro en anglais :



Coaching prise de parole

           

Mois Après Mois

Festival d'Avignon

21 septembre 2006 4 21 /09 /septembre /2006 11:50
RÉPÉTITIONS DE CHANT DURANT LA GUERRE

Un décor réaliste représente le bar de l’auberge Barray jusque dans le moindre détail. Les habitants de la petite ville se réunissent ici pour répéter des chansons populaires. La Deuxième Guerre Mondiale se déroule à l’extérieur et entre quelquefois par la porte lorsqu’un lieutenant allemand vient à vivre à l’auberge ou lorsque le bibliothécaire et le facteur se disputent à propos de De Gaulle et de Pétain.


Rutabaga Swing est une histoire simple de partisans, de nazis et de juifs, racontée au travers d’un théâtre musical. Les personnages possèdent chacun trois rôles : leur rôle social, leur rôle de chanteur, et enfin leur identité cachée, la plus profonde, leur point de vue sur la guerre. Les dialogues sur la guerre alternent avec des chansons populaires, qui parlent d’amour et de félicité. Des solos chantés oublient la guerre, les éclairages rendent la scène sombre et romantique, et les chansons rappellent les divertissements du temps de paix. En surface, le spectacle est un hommage à la chanson française, à la vie qui suit son parcours quotidien pendant que le monde est secoué brutalement.
Le public est en revanche secoué par un cabaret joyeux, par des danses et des chants, et par des scènes comiques, travaillées dans l’esthétique cinématographique des comédies sur la guerre des années 1940-50. Les personnages semblent reprendre les rôles typiques de ces films : par exemple le vieux sympathique, qui est en vérité l’informateur de la Gestapo ; l’Allemand qui n’est pas méchant, mais est au contraire le seul à réfléchir au sens de la guerre ; le beau patron Barray, le plus méchant, plein de talent dans la danse et le chant, mais lâche et prêt à suivre toutes les nouvelles tendances politiques…

L’équipe des comédiens est unie et énergique, ils portent ensemble la charge de joie et de drame de l’histoire. C’est un théâtre d’acteurs, où chacun montre ses capacités dans les différentes disciplines. Lorsque la scène tombe dans le noir, signant le passage d’un acte à l’autre, de vieux enregistrements de programmes musicaux radiophoniques sont diffusés. Le spectacle souligne le rôle omniscient de la radio durant la Seconde Guerre, outil de propagande, de résistance, tout comme de plaisir.

Rutabaga Swing
mélange divertissement et discours, mais les chants sont trop nombreux et la performance des comédiens pousse à oublier le discours sur les apparences et les vérités de chaque personnage. Le public sort euphorique, chantonnant, mais il oublie trop vite le discours sur l’identité et la guerre.

Mattia SCARPULLA (Paris)

Rutabaga Swing, textes et dramaturgie de Didier Schwartz, mise en scène de Philippe Ogouz, est présenté du 5 septembre au 15 octobre au Théâtre 13, mardis, mercredis et vendredis à 20h 30, jeudis et samedis à 19h30 et dimanches à 15h 30.

Chansons de Charles Trenet, Georgius, Léo Chauliac, André Claveau, Raymond Legrand, Jacques Larue, Hans Leip, Maurice Chevalier Interprétation : Bruno Abraham-Kremer, Emmanuel Curtil, François Feroleto, Jacques Haurogné, Jacques Herlin, Amala Landré, Marion Posta, Ezequiel Spucches.

Le texte de D. Schwartz est édité à l’Avant-Scène théâtre.

Partager cet article

Repost 0
Published by Mattia Scarpulla - dans À Paris 2006-07
commenter cet article

commentaires

Chronique Fraîche