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Mois Après Mois

Festival d'Avignon

13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 13:38
C'EST TELLEMENT BON DE SE PERDRE

Le côté strass et paillettes des shows de cabaret vous laisse plutôt froids ? C’est que vous ne vous vous êtes pas encore retrouvés (et réchauffés) au cabaret des hommes perdus ! Laissez vos bonnes mœurs et vos manteaux à l’entrée pour venir assister à un spectacle qui est sans conteste la réussite de cette rentrée 2006…

Dick Teyer atterrit un soir au cabaret des hommes perdus comme une étoile que le destin incarné par un Monsieur Loyal aux allures d’Alfredo Arias (Denis D’arcangelo) va rendre filante… Et le destin ne lui laisse pas vraiment le choix. Dick sera star de porno gay. Une carrière qui commence au premier barreau de l’échelle professionnelle du X pour grimper… les échelons pas à pas et s’élever au rang de vedette de music hall. Mais la roue tourne vite et Dick va vite brûler son capital de célébrité face à un public qui se lasse comme une femme infidèle. Après le succès, les déboires. Plus dure sera la chute…
 

Cette fantaisie chantée est née de la complicité entre Christian Siméon et Jean-Luc Revol qui ont saupoudré avec soin tous les ingrédients pour concocter une comédie délicieusement épicée, un brin acide, agrémentée d’un soupçon de sucre glace, jamais lourde et plutôt digeste comme un gâteau dont on ne laisserait pas une moindre miette. Et dont on aimerait bien avoir une part supplémentaire.

Interactivité et extravagances

Les mélodies de Patrick Laviosa ont leur rôle à jouer dans le succès de ce cabaret X qui frise la démesure sans jamais tomber dans l’excès. Il faut dire que Jean-Luc Revol n’a pas pris de risque en s’entourant de quatre comédiens rôdés à la comédie musicale et qui enchantent la salle d’une interprétation exemplaire. L’extravagance reste la reine de la soirée, emportant le public dans un tourbillon de numéros, de shows gays où les comédiens jouent les transformistes en une performance constante. Jérôme Pradon, le barman tatoueur se métamorphose en coach Claude François plus vrai que nature, Sinan Bertrand, Lullaby la drag queen se glisse dans la peau de l’irrésistible Marpessa, Denis D’Arcangelo, revêt le destin d’apparats inattendus… Et tous sont là pour faire vivre à Dick (Alexandre Bonstein) un concentré d’existence riche en sensations et en émotions…

Mais le public ne reste pas passif au cabaret des hommes perdus. Le spectacle se veut interactif comme si la salle décidait du destin de Dick. La mise en scène pousse à la complicité. Le show commence par un captatio malevolentiae qui apostrophe la salle et met le public sur des charbons ardents avant qu’il ne commence à bouillonner d’impatience de se laisser entraîner dans un cabaret où la scénographie reste sobre et sans cliché, attendant que le vent de folie ne souffle dans les costumes et les tableaux de comédiens. Mais loin d’être une suite d’exhibitions sans fond, le Cabaret des hommes perdus s’attache à traiter de sujet grave. Le salace cohabite pleinement avec l’émotion pour mettre le spectateur sans dessus dessous en lui assurant un quota de plaisir partagé… Les paris sont ouverts : le spectacle de Christian Siméon est bien parti pour un Molière !

Ange LISE (Paris)

Lire aussi la chronique de notre journaliste Agnès GROSSMANN.

Le Cabaret des hommes perdus
De Christian Siméon
Mise en scène de Jean-Luc Revol
Musique de Patrick Laviosa
Avec Denis D'Arcangelo, Sinan Bertrand, Alexandre Bonstein, Jérôme Pradon

À partir du 21 novembre 2006, du mardi au samedi à 21h, samedi à 18h, au Théâtre Pépinière Opéra, 7, rue Louis Le Grand 75002 Paris
Réservation : 01 42 61 44 16

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