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Festival d'Avignon

4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 19:37
SAGA DURAILLE

Quai vide, d'Eric Pasturel et Léa Coulanges, a été créé avec le soutien de la communauté de communes des Sorgues du Comtat et des cheminots de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur pour la journée de défense de la ligne Avignon Carpentras le 13 mai 2006 pour défendre la réouverture de cette ligne.

Utilisant les ressources de l'audiovisuel – scénographie de Gilles Ribstein - le spectacle commence comme une sorte de kaléidoscope retraçant les débuts du chemin de fer au 19e puis au cours du 20e siècle. La plus grande partie du plateau est occupée par une sorte de grand mur dans lequel s'ouvrent parfois une porte et des fenêtres. Des personnages divers, représentatifs de plusieurs épisodes de l'histoire du noble métier de cheminot, en surgissent pour nous remettre en mémoire certains épisodes significatifs de la saga du rail français, lesquels s'inscrivent dans l'Histoire même de notre pays. Jadis service public, le chemin de fer tend à devenir de plus en plus une pure et simple activité commerciale, à but lucratif, n'était la juste révolte des travailleurs de cette corporation, des citoyens usagers comme de certains politiques.

La fermeture des lignes secondaires jugées non rentables ne date pas d'aujourd'hui. Déjà, en 1969, André Benedetto avait créé dans son Théâtre des Carmes « Le Petit Train de M. Kamodé », une pièce qui traitait de ce problème vu sous un angle beaucoup plus marqué politiquement. « Quai vide » prend plutôt le point de vue des usagers, des voyageurs et traite la question par l'absurde et la comédie burlesque. Qu'on en juge : une famille part de Paris en TGV pour Carpentras. Elle met à peu près deux heures quarante pour aller de Paris à Avignon (environ 750 km) et... trois jours d'Avignon à Carpentras (25 km) ! C'est ce voyage qui constitue l'armature d'un spectacle qui allie tendresse et cocasserie avec un arrière-plan historique évoqué à partir de témoignages authentiques.
C'est souvent assez drôle et parfois émouvant comme avec le soliloque d'un contrôleur qui, au fil des années, a vu se dégrader ses conditions de travail où lors de ce récit (authentique) du sauvetage en gare de Sorgues d'un juif autrichien échappé du fameux train fantôme, le dernier train pour Dachau, à quelques jours de la Libération...

Si le spectacle m'a semblé souffrir parfois d'un manque d'unité et, par l'abondance de sketches au ton très contrasté, donner l'apparence un peu brouillonne d'une sorte de puzzle, on en apprécie pas moins la qualité de l'interprétation des trois comédiens : le jeune Emmanuel Drap (le fils) exprime assurément un talent très prometteur, Eric Pasturel, alternativement savoureux et touchant, et surtout l'indéniable talent comique et la forte présence de Léa Coulanges. Le talent de ses interprètes est pour beaucoup dans cette réussite et l'accueil très chaleureux que lui a réservé un public nombreux et très réactif.

Henri LÉPINE (Avignon)

Dans le cadre du deuxième « Fest'Hiver » organisé par les Scènes d'Avignon et Cie, le Théâtre du Chêne Noir a accueilli la Cie Aquin'Co, une compagnie nouvelle et sans lieu basée à Entraigues (Vaucluse).

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