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Festival d'Avignon

14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 18:30
Pendant le festival d’Avignon a lieu, chaque été, l'un des plus intéressants festivals italiens, Santarcangelo. Du 5 au 15 juillet, le 37e Festival International des Arts, autour d’Olivier Bouin et de Paolo Ruffini, posera encore cette année les questions les plus pertinentes autour des pratiques du théâtre, de la musique, de la danse, des arts visuels, des installations et des performances, en s’efforçant, on l’espère, de ne pas y répondre.

L’emmêlement du monde…


De manière toujours plus croissante et évidente, les pratiques artistiques s'entremêlent et s'entrechoquent et acouchent de spectacles transdisciplinaires protéiformes. La prochaine édition du festival de Santarcangelo ne déroge pas à la règle. On y retrouve mêlées les pratiques, et les hommes : bien entendu des Italiens, mais aussi des Français, des Grecs, des Norvégiens, des Canadiens, des Néerlandais, des Suisses, des Portugais, des Belges, des Israéliens, des Thaïlandais, des Allemands, des Américains (ouf !) pour enchanter les publics, et dans les spectacles, la confusion joyeuse des ingrédients de la scène moderne : l’ironie, l’horreur, la violence, le vide, les jeux vidéos, les faits divers, la dérision, la télévision, la famille, le morcellement, la radio, la technique, et les icônes de la société contemporaine.

Théâtres : Pollesh, Allio, Fiat…

Guest star du festival, René Pollesch, un des auteurs – metteurs en scène allemands les plus appréciés au niveau européen (directeur artistique depuis 2002 de la Volksbühne à Berlin) présentera une oeuvre créée à Berlin en janvier 2007, Tod eines Praktikanten, les 7 et 8 juillet, il s’agit d’un réquisitoire sans complaisance de la globalisation dévorant toutes les ambitions de la vie quotidienne (travail, économie, sentiments, sexe…).

Quant aux Français, ils seront représentés par la metteuse en scène et scénographe Patricia Allio, Life is but a dream#1 (le résultat est dit-on, un spectacle composé selon la technique du collage, une performance qui emprunte un peu au théâtre, un peu au concert, un peu au film cinématographique), ainsi que par Christophe Fiat, écrivain, musicien et performer. Si Carrie White n’était pas une héroïne de Stephen King, elle serait terroriste le 15 juillet. Fiat, chanteur et poète de l’actualité, appartient à cette nouvelle génération, il importe dans le champ littéraire des techniques littéraires de composition volées à la musique, à l’art contemporain, ou au monde de la vidéo. Voyage en Italie donc juste après Avignon, où il présente deux spectacles cette année.

L’emmêlement du théâtre…

On notera également la présence d’Edit Kaldor, dramaturge hongroise (un monde fait d’images qu’un ado a volé à la réalité avec le style des paparazzis), de Mariano Dammacco (des fragments de la vie d’Achille en voyage), de l’académie des Artefatti (avec un texte de l’anglais Tim Crouch, performer londonien), de Motus (un parcours entre actions scéniques et vidéo sur les jeunes générations de notre si belle époque), et enfin de Santasangre (mêlant body art, théâtre, installations sonores et mécaniques).

Nous n’avons parlé que du théâtre, ou de ce qu’il convient encore d’appeler le théâtre, même si on voit à l’évidence dans la programmation du festival de Santarcangelo le témoignage de pratiques emmêlées. On songera tristement à la difficulté de définir ce qu’est le territoire du théâtre, il en va de même pour la poésie, le roman, la danse, ou l’identité française, mais pourquoi tristement ? Et encore, pour ne pas trop compliquer les choses, nous n’avons pas évoqué, ce qui risque fort – j’en ai peur - d’être tout aussi riche et passionnant, la performance, l’installation, les arts visuels, la danse, et la musique. Pourquoi ne pas en faire l’objet d’un autre article : l’emmêlement du monde 2.

 Matthieu MÉVEL (Rome)

Le Festival de Santarcangelo du 5 au 15 juillet 2007.

Photo © T. Aurin

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Published by Matthieu Mével - dans Actualités & coulisses
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