Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Retrouvez nos critiques théâtrales sur :
Les informations sur nos cours d'improvisation théâtrale à Paris :

Musarder



Inscrivez-vous
au Club des abonnés (gratuit)




Découvrez nos cours d'improvisation théâtrale

Tous niveaux - 7e année

Les inscriptions sont ouvertes pour les cours d'improvisation à Paris qui débutent en septembre. Au choix, en français ou en anglais.



Nouveau !

Rejoignez notre cours d'impro en anglais :



Coaching prise de parole

           

Mois Après Mois

Festival d'Avignon

23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 00:23
En exclusivité pour RUEDUTHEATRE et pendant tout le Festival d'Avignon 2007, l'humoriste, comédien et auteur lyonnais Pascal Coulan nous raconte, vu des coulisses, le quotidien d'une troupe qui découvre pour la première fois les joies et les affres de la vie avignonnaise.

J-4 MOIS et 20 jours

LES MISÉREUX se sentent déjà à Avignon, heureux, la gueule enfarinée et le rouge aux lèvres. L’excitation est à son comble. Il y a tant de rumeurs sur ce festival, des rumeurs de faillite, de désespoir, mais surtout de gloire et de triomphe.
Nous parlons ici du Off ! Car pour le IN, le bide s’appelle "mésaventure", et le triomphe, conjonction réussie de différents paramètres. Dans les deux cas, c’est bien payé, mais il ne faut pas en parler, l’argent est si vulgaire quand il est 100% public ! Pour le Off, le bide s’accompagne conjointement de pertes financières proche de la ruine et le triomphe, la plupart du temps, signifie juste rembourser les frais…. avec une palanquée de promesses de tournées plus ou moins régionales dès la rentrée de la saison suivante.
Les MISÉREUX ne s’imaginent que triomphants ! Ils ont l’argent et un super spectacle, leur meilleur, tout le monde l’a dit, même le journal local dans sa rubrique culture hebdomadaire - si, si, ils en ont une... La troupe a sa maison avec piscine, reste à mettre le paquet sur la salle.

Les salles du OFF d’Avignon : Il y en a des tas et des tas. Beaucoup ont pour vocation annuelle de redevenir ce qu’elles ne devraient jamais cesser d’être : des beaux entrepôts, des jolis garages, des décharges confortables ou des poubelles spacieuses. Pourquoi donc tant d’efforts pour les transformer en théâtre ? A part le gain et l’amour de l’art, mystère ! Jean Vilar doit être satisfait : le moindre estaminet de plus de 20 mètres carrés, chaque été, devient un haut lieu culturel et théâtreux du OFF. Si c’est pas populaire ça ! Mais qu’on ne s’y trompe pas, la superficie ne fait pas le confort, et des salles immenses grandes comme 4 ou 5 garages, n’offrent souvent guère plus de bonheur théâtral que l’arrière boutique de l’épicerie du coin. Partout dans les remparts, la vocation des loueurs demeure intacte et celle des voleurs ne choque plus grand monde. Mais une fois l’amour du théâtre acquis comme postulat de tous les lieux du OFF, la véritable équation est la suivante : « Si tu ne peux pas louer une salle en payant cher, tu pourras le faire en payant très cher » Les MISÉREUX s’en rendirent vite compte ! Mais la réalité du marché n’entama en rien leur détermination. Depuis leur décision, les MISÉREUX étaient devenus des conquérants !


Partager cet article

Repost 0

commentaires

Chronique Fraîche