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Mois Après Mois

Festival d'Avignon

8 juillet 2007 7 08 /07 /juillet /2007 09:34
En exclusivité pour RUEDUTHEATRE et pendant tout le Festival d'Avignon 2007, l'humoriste, comédien et auteur lyonnais Pascal Coulan nous raconte, vu des coulisses, le quotidien d'une troupe qui découvre pour la première fois les joies et les affres de la vie avignonnaise.

A+2 : dimanche 8 juillet

9 h : lever en fanfare, petit déjeuner, observation des algues de la piscine qui commencent à envahir le bord…. « Ca fait cher une maison avec piscine sans piscine ! » Tractage, collage, affichage : tiens, des panneaux ont disparu ! A la place, des grandes affiches au titre évocateur : « la salope imaginaire », « les 12 petites culottes » « trois packs et un enterrement de jeune filles ». Ca attire du monde ça ! « Bon, se disent Omar et Patrick, ils nous virent, on les revire ».

Catherine fait le tour des rédactions. A la Marseillaise, un journaliste l’accueille, au Comtadin un troupeau de stagiaires en licence de lettres s’autoproclame journalistes. A la Provence. Personne, couloir désert, pas un bruit, pas une voix, rien. Catherine pose son dossier de presse par dessus une pile de 60 cms de haut. Puis elle en glisse deux dans la pile en pensant qu’elle est la seule à faire ça.

A l’Ecuelle, Gérard croise chaque troupe : « tout va bien ? Ne vous inquiétez pas, le public va arriver, c’est toujours calme les deux premières semaines, la clim arrive aussi… au moins il ne fait pas trop chaud… au fait, vous pensez au règlement global, pour ma compta ». Personne ne l’écoute. A entendre d’autres compagnies que les MISÉREUX croisent, la litanie de Gérard s’entend dans tous les théâtres. Il faut tout payer à l’avance, mais c’est pour la compta. Au théâtre du Chat qui bêle, en revanche, pas de réclamation de ce genre : tout est payé à la signature. Au Théâtre du Tilleul Jaune où les troupes sont « invitées », moitié à la signature, moitié le dernier jour… la confiance règne donc, mais c’est deux fois plus cher. En général, tout se paie avant : « vous comprenez, il est arrive que des troupes partent une nuit sans payer… » « Oh ! » , s’indigne Annick, « Vous imaginez dans ce cas, la compta ». Annick s’imagine très bien, d’autant que Gérard ne se gène pas pour lui faire en même temps les yeux doux . « Vous êtes comédienne depuis longtemps !? »

Régis, le régisseur général de l’Ecuelle, erre toute la journée dans l’Espace où il dort également. C’est le neveu de Gérard. Il n’y connaît rien en technique mais, contrairement au théâtre du Corps Pur, ne fait pas semblant. Au moins, il sait sourire au public. Les troupes sympathisent entre elles et s’interrogent : vous avez fait du monde ? Bof, et vous ? Re bof…ça va pas durer, ça va venir, et puis, il y a les professionnels. »

13h30 Marie Claude s’est mise à tracter. Elle parle surtout du spectacle des Tréteaux de l’âme. Une pièce de Camus, inédite et jamais montée. « Il doit y avoir une raison » se dit Jean Pierre. En effet, le peu de public qui entre en ressort un quart d’heure plus tard. Plusieurs Directeur de Scènes Nationales la programmeront. En l’achetant plein tarif grâce aux impôts de la multitude qui ne tient pas plus d’un quart d’heure. « La culture, ça paie quand ça se la pète ! » Aujourd’hui, les MISÉREUX font 22 personnes dont un professionnel. Enfin….. l’ami d’un professionnel qui a reçu l’invitation et qui ne pourra pas venir.


Suivez les aventures de la troupe "à" Avignon au jour le jour...

Et retrouvez tous les jours Pascal Coulan dans son nouveau spectacle "Plein le culte !" à la Tache d'encre à 19h.

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