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Mois Après Mois

Festival d'Avignon

12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 13:33
SOCIALEMENT (IN)CORRECT

Coulan passe à la moulinette de son humour les travers de notre société mondialisée, marchandisée et individualiste. Et nous entraîne dans un spectacle où la qualité le dispute au rire. Excellent !

S’il est parfois hasardeux pour un amateur de café-théâtre de choisir un spectacle dans le foisonnement qu’offre tous les ans le festival, les one-man-shows de Pascal Coulan sont de ceux auquel on peut se rendre en confiance. Surtout si l’on recherche la finesse d’analyse, la qualité de jeu et une certaine recherche du langage. Et cette année encore, Coulan ne déçoit pas. Bien au contraire, il signe sans doute ici l’un de ses meilleurs spectacles.
 
L'humoriste passe au crible les travers de ses contemporains, dans une série de tableaux qui sont autant de critiques sociales pertinentes. Il égratigne les égoïsmes de tout poil et la bêtise de chacun. Un brin cynique, toujours drôle, il égrène des vérités pas toujours bonnes à entendre. L’écologie, la politique, le racisme au quotidien, la relativité du miracle de la croissance économique chinoise, trois religions pour un seul Dieu… Ses chevaux de bataille sont multiples, mais toujours bien cernés. Toujours servis par une écriture dont la qualité est relativement rare dans le petit monde du café-théâtre. Et surtout avec une acuité et un sens de l’ironie qui font mouche.

Alors, qu’il ne fasse (presque) rien derrière la porte avec votre femme, parte courir l’aventure citadine au volant de son 4x4, qu’il chasse la palombe et le sanglier avec le même (a)plomb, ou qu’il aille applaudir un quelconque meeting pseudo-culturo politique, où que Coulan soit, votre rire sera. Et la promesse n’est pas vaine. Mes zygomatiques en ont encore des courbatures…

Karine PROST
www.ruedutheatre.info

Plein le culte, de et avec Pascal Coulan

La Tâche d’Encre à 19 heures tous les jours, Avignon Off 2007.

Photo © DR

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Published by Karine Prost - dans Festival Off 2007
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commentaires

Marion Duclos 25/07/2007 13:09

Voila un petit article que j'ai écrit moi même pour une pièce vue hier. Je le laisse à votre disposition.               Une vie… de plus Charlotte et Eric, jeune couple dans la fleur de l’âge, sont en retard pour un dîner important. Comme un cheveu sur la soupe, Benoît et Prune s’invitent pour l’apéro. Retardant leur départ, l’ambiance se détend. Une soirée banale, me direz vous. C’est sans compter sur les différences qui séparent les deux jeunes couples. Les uns, posés, avec leurs soucis de boulots, couple, parents, bébés, argent… Les autres, survoltés, pleins aux as, sans souci autre que celui de s’amuser. C’est de ces différences radicales que vont naître quiproquos, conflits et autres situations cocasses. .Une vie … de plus s’adresse à tous : le spectateur est aussi le protagoniste. Et c’est sur cela que s’appuie Christophe Chabaud pour faire rire aux éclats son public. Un décor simple (un salon en désordre) renvoie à chacun l’image de son chez-soi. Cette intrusion dans la vie d’un couple permet à l’auteur/metteur en scène d’aborder de façon loufoque des sujets qui lui sont chers. Tout un chacun se reconnaît ainsi dans les thèmes abordés tels que la paternité/maternité, l’alcool au volant, les emplois respectifs des protagonistes, le temps qui passe et, surtout, la vie de couple en général. Même si ces nombreux sujets auraient pu être exploités plus en profondeur pour donner à la pièce une consistance qui lui manque, le metteur en scène réussit un difficile pari : faire rire de façon simple.Parmi les quatre personnages en scène, on ne peut que remarquer Prune, l’excentrique petite amie de Benoît, interprétée par la très talentueuse Cindy Doutres. Toute la drôlerie de la pièce repose sur les épaules de cette jeune comédienne qui assume parfaitement ce rôle «  à responsabilités » de par son jeu et son expression, généralement très justes, même si son personnage l’amène à en faire parfois un peu trop.C’est ainsi que nous en venons aux protagonistes : chacun pourrait représenter à lui tout seul un personnage-type. Ainsi, si Prune est la marginale, Benoît est le gosse de riche, Charlotte incarne la jeune femme au désir d’enfant et enfin Eric représente l’homme moderne : pris dans ses soucis et effrayé par les responsabilités. On ne peut que souligner le talent des quatre comédiens, qui deviennent littéralement leurs personnages pendant un peu plus d’une heure dix et interprètent avec justesse des rôles caricaturés à l’extrême, pour notre plus grand plaisir. Malgré quelques longueurs et des passages qui ne trouvent pas leur place dans ce tourbillon de rebondissements et de clownerie, Christophe Chabaud mène sa petite troupe haut, très haut. Mes zygomatiques en ont encore des courbatures… Une vie… de plus, de et avec Christophe Chabaud.Les Ateliers d’Amphoux à 17h10 tous les jours, Avignon Off 2007 

Chronique Fraîche