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Festival d'Avignon

18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 18:01
CINQ FEMMES ET UN MARIAGE

Toutes cinq ont été choisies par la mariée pour vêtir la robe saumon mal coupée de demoiselle d’honneur. Un rôle qui ne leur plaît pas, étant donné leur mauvaise relation avec la reine du jour. Médisance, cynisme, potins en tout genre, se succèdent pendant une heure.

Une mère de famille au désespoir, une lesbienne maladroite portée sur les petits-fours, une ado en crise, une catholique obsessionnelle et une célibataire qui ne croit pas au mariage mais au respect mutuel et au sexe, voilà les cinq personnages principaux de la pièce.


Toutes ont été désignées demoiselles d’honneur par une mariée qu’elles détestent ou qu’elle ont perdu de vue et qui leur a imposé de porter une robe saumon ceinturée d’un bandeau qui ne met aucune d’elles en valeur. Très peu à l’aise au milieu des invités, elles s’échappent dès qu’elles le peuvent pour rejoindre un appartement situé dans le même immeuble. Potins, coups de gueule, révélations, tout le monde y passe et surtout les hommes.

Initialement, prévue pour durer deux fois quarante-cinq minutes, la pièce a subi quelques arrangements pour coller au format imposé du Festival "Nous n’irons pas à Avignon". L’impératif, à Vitry-sur-seine, est de faire tenir en une heure et demi, montage, spectacle et démontage. Du coup, il a fallu procéder à quelques arrangements qui ont sans doute modifié le charme de la pièce.

Américanitude

Les dialogues signés Alan Bell, scénariste d’American Beauty et de la série Seex feet under, sont plutôt réussis. Mais peut-être la volonté de faire rire est-elle trop affichée et, du coup, on se contente souvent de sourire.
Les comédiennes s’investissent dans leur rôle bien qu’elles soient souvent à deux pas du gouffre facile de la caricature.
Margaret, l’adolescente mal dans sa peau jouée par Alexandra Miller, est beaucoup surjouée. Malgré l’application que Lynn Clarke y met, son personnage de bigote, qui se signe à chaque pensée déplacée, sonne peu juste.
En revanche, Nathalie Barolle, avec son accent du midi épouvantable, joue à la perfection son rôle de célibataire désabusée.

L’ensemble forme, finalement, une pièce qui tient la route. Pour se détendre. Pour se détendre seulement. Car la bouffée d’air frais après une journée de dur labeur ne restera pas à jamais gravée dans les mémoires.

Juliette CELLO (Paris)

Compagnie Lever du Jour
Dialogues : Alan Bell
Mise en scène : Eric Vanelle
Avec : Delphine Alvado, Nathalie Barolle, Sébastien Bourdet, Anne Bourgès, Mary-Lynn Clarke et Alexandra Malfi.
Création lumière : Célia Tournay
Costumes : « Drôles de bobines »

Représentations du 11 au 15 juillet 2007, à 19h, au festival « Nous n’irons pas à Avignon » de Vitry-sur-seine.  Du 1er au 19 avril 2007, théâtre du Grand Rond à Toulouse.

Photo © DR

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Published by Juliette CELLO - dans À Paris 2006-07
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