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Festival d'Avignon

19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 10:48
COUP DE CŒUR RUEDUTHEATRE

MOLIÈRE SANS MODÉRATION

La finesse de Molière et la légéreté de l’opéra de Gounot agencés dans une mise en scène fraîche et déjantée. Molière prend un coup de jeune pour notre plus grand plaisir. Délicieusement drôle, esthétiquement superbe.

Donnez lui un espace vide, elle lui insufflera une âme par sa seule présence. Peu s’en faut pour que la troupe des Désaxés dynamite une scène. Deux panneaux roses mouvants, un mur central, quelques accessoires d’appartement bourgeois : une scénographie ingénieuse pour une mise en scène électrique. Cet espace simple, la troupe délirante l'exploite malicieusement : jeu de cache-cache et courses-poursuite sont le leitmotiv désopilant de la pièce. La fameuse dispute du délicieux couple Martine-Sgnarelle ouvre la pièce et donne le ton burlesque de toute la trame. C’est le point de départ d’une folle dynamique entre texte mordant et chants acidulés.


Si le texte de Molière donne matière à une farce subtile et immorale, les chansons comiques de Gounot apportent une énergie musicale toute en légéreté. Lionel Armand donne un nouveau souffle au classique de Molière : l’humour et l’énergie de la pièce envahissent la scène. La finesse de la farce prend tout son sens sous l’impulsion d’une troupe qui redonne à la bouffonnerie ses cachets de noblesse ne la faisant rimer jamais avec lourdeur ou vulgarité.

Les comédiens maîtrisent parfaitement leur rôle : physiquement rodés avec une gestuelle esthétiquement soignée, un jeu sur le texte subtil et hilarant, un chant plaisant qui rythme la pièce avec souplesse. Le texte truffé de quiproquos est exploité dans toute son intensité caustique, multipliant les situations comiques. Les comédiens s’en donne à cœur joie. On rit aux éclats, on se laisse entraîner dans le tourbillon de sketchs, on s’abandonne à l’efficacité de la mélodie. Une pétillante relecture d’un classique, un authentique moment de divertissement, un vrai hommage à Molière.

Elsa ASSOUN
www.ruedutheatre.info

Le Médecin malgré lui
Texte de Molière
Musique de Charles Gounot d’après le livret de J.Barbier
Mise en scène : Lionel Armand
Interprètes : Daniel Groze , Anthony Liébault, François Tantot, Séverine Anglada, Maxime May, Natacha Picard, Florian Bardet. Piano : Nelly Lachise
Direction musicale et chant : Alice Calm et Nelly Lachise
Création lumière :Nicolas Cambasson
Régie : Jonathan Brunet
Costumes : Maribel Haillant

Jusqu’au 28 juillet au Fabrik théâtre à 20h15.

Photo © DR

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Published by Elsa Assoun - dans Festival Off 2007
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