COMMUNIQUÉ DU LUNDI 17 OCTOBRE 2005 Festival off dAvignon : remise des prix. LAdami a fêté ses 50 ans en créant, pour la première fois au Festival off dAvignon, 3 prix exceptionnels pour soutenir les compagnies jouant dans le off : le prix Adami du Public, le prix Adami-Jeanne Laurent et le prix Adami-Découverte off. Une dotation totale de 130 000 euros en faveur de la création théâtrale daujourdhui. Les prix seront remis à 21 h à lissue de[…]
par Vincent Cambier
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Festival dAvignon 2005
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DEROUTANT, ESTHETIQUE ET PUISSANT
Fidèle à son habitude de qualité, d’esthétisme, de parole et de surprenante créativité, la Compagnie Ches Panses Vertes vient une fois encore mettre son grain de sable dans la machine du spectacle. Avec une création plus déroutante que jamais.
On y trouve pêle-mêle (ou presque) des comédiens, de la vidéo, des photos, des poupées, des marionnettes, de[…]
par Karine Prost
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YA RIEN À JETERLe spectacle donné par le groupe Évasion au Théâtre du Chien-qui-fume reste un de mes meilleurs souvenirs de ce Festival off 2005.Je ne ferai pas la description détaillée des chansons dÉvasion, titre par titre. Dabord, comme jétais constamment sous le charme lors du récital, je nai pas pris de notes sur mon calepin. Ensuite, à quoi ça servirait puisque, comme dirait Georges Brassens, « tout est bon [
], ya rien à jeter ».Évasion est composé de six jolies filles[…]
par Vincent Cambier
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NOTRE MONDE VULGAIRE POSTILLONNE LA FÉROCITÉ À GROSSES GOUTTES « Zoo Story » ma permis de terminer ce Festival dAvignon 2005 en beauté. Avec un excellent comédien : Éric Cugnot. Peter, costume et pochette élégants, a lhabitude de venir se reposer, rêver et lire dans un coin précis de Central Park. Cest un homme policé, bien élevé, cultivé, propre sur lui. Mais il déteste être dérangé, quon entre par effraction dans son monde quiet. Ça tombe mal, car arrive Jerry, fringues[…]
par Vincent Cambier
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LES DOUX-DINGUES DE LA BALADE
Solidement amarrés sur un drôle de radeau, croisement improbable entre une île déserte et un orchestre de chambre, les Baladingues invitent leur public à un voyage musical détonnant. Un périple quils conjuguent sur des rythmes tantôt vivifiants, tantôt plus langoureux. Et dans lequel le spectateur se laisse entraîner avec bonheur. De leur entrée en scène jusquà la dernière note, la magie opère dans la salle. Quils chantent les louanges dun héros[…]
par Karine PROST
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DELIRIUM TRÈS MINCE
Vingt-deux heures trente. Serrés comme des sardines sur les bancs du Ballon Rouge, nous voilà conviés aux obsèques de Lucien Leboeuf, dernier ténor de notre monde désormais « microcravatisé ». Lucien Leboeuf, dont le plus grand fan et légataire universel (interprété par Hubert Humereau), nous dresse un panégyrique tragico-opéra-comique. Dans la droite lignée des comédies fantasques, dont lune des plus célèbres est sans conteste LUltima Récital avec son[…]
par Karine Prost
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FESTIVAL OFF DAVIGNON 2005 - BILAN PRÉVISIONNELJe vous communique le premier bilan du Festival établi au 28 juillet 2005 COMPAGNIES 2002 : 602 2003 : 544 2004 : 553 2005 : 628 SPECTACLES 2002 : 721 2003 : 661 2004 : 678 2005 : 767 LIEUX 2002 : 132 2003 : 129 2004 : 115 2005 : 113 SPECTATEURS 2002 : 650 000 2003 : 300 000 2004 : 400 000 2005 : 600 000 CRÉATIONS À AVIGNON 2002 : 206 2003 : 119 2004 : 116 2005 : 126 AUTEURS CONTEMPORAINS 2002 : 417 2003 : 399 2004 : 406 2005 : 420 […]
par Vincent Cambier
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SANS PASSION
Une chambre de motel, anonyme et presque vide. Et deux personnages : Eddie et May. May et Eddie
tels deux éphémères, invariablement attirés par la lumière trop vive dune passion qui les détruit. Deux âmes à vif, qui se désirent, se déchirent, se cherchent et se repoussent. Irrémédiablement poursuivis par un passé douloureux qui compromet toute chance davenir. De toutes les histoires damour dévastatrices que nous offre la littérature, « fool for love » est sans conteste un[…]
par Karine PROST
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PRATTIUM REALITORIS
« À Pretium Doloris, la chance ne compte pas, seule la force domine. » Ce reality-show télé met en scène un jeune couple, décidé à décrocher le pactole, au prix d’une série d’épreuves de plus en plus humiliantes, mettant en jeu leur force vitale et leurs valeurs. Au risque de se voir réduits à l’état d’ectoplasmes - on achève bien[…]
par Stephen BUNARD
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HASSAN S'EN DONNE À BEUR JOIE ! Même si ce spectacle est conçu pour faire rire, « Le Beurjoie Gentilhomme » devrait (presque) être reconnu dutilité publique. Et à ce titre, être convié dans les lycées au titre des travaux pratiques. T.P. de Sciences Sociales pour une savoureuse illustration de lacculturation au sein de couples dorigines différentes. T.P. de Français avec une inoubliable version de « Le Loup et lAgneau » ; de B.L.P (Biologie de Laboratoire et Paramédical) pour le récit[…]
par Karine PROST
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CHURS SUR LA VILLE
Ils sont quatre. Tout de noir vêtus, sur une scène quasi vide. Dans une mise en scène au départ très (trop !) minimaliste. Quatre gars, trois guitares sèches, deux cajons (percussions espagnoles) et un xylophone.
4,3,2,1
.. Partez !
Partez pour un univers de mélodies et de (bons) mots, dhumour, dironie, de tendresse parfois et dune contagieuse bonne humeur. Des chansons qui savent parler de nostalgie avec délicatesse et poésie tout comme de politique, avec[…]
par Karine PROST
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"FILLES DE JOIE", AVEZ-VOUS DIT ?Elles sont là toutes deux chaque soir à 21h30, en tenue adéquate, assises jambes croisées à bas résille sur de hauts tabourets devant le zinc des Trois Pilats, dans la pénombre et lattente du micheton. Lorsque les projos sallument sur elles, elles aussi sont là pour nous allumer. Avec tout dabord, « Cest à Hambourg
», lun des plus gros tubes de la môme Piaf. Suivront dautres classiques de la chanson bitumeuse, mais aussi des inédits dont je vous laisse[…]
par Henri Lépine
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Il y a, côté jardin, une rangée de congélateurs-bahuts, côté cour, des cintres portant de nombreux vêtements féminins, au fond, un rideau semi-transparent sur toute la largeur du plateau sur lequel sont collés des tickets de caisse de supermarchés. Ce décor, cest celui intérieur de la vie même de Maria, une jeune femme hyper-adaptée à la vie daujourdhui. Secrétaire de direction dans une grande entreprise, elle gère sa vie personnelle, hyperactive, en sappliquant à elle-même toutes[…]
par Henri Lépine
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DU DÉSIR AU DÉSESPOIR
Zéphira était une jeune femme africaine qui, un jour, décida de quitter son village pour aller vivre dans une grande métropole européenne. Dans la clandestinité
Elle tombe amoureuse dun homme de son pays, devient mère, mais toujours sans papiers, se trouve anéantie lorsque lhomme la quitte. Elle tue ses enfants
Cette histoire dune moderne Médée est inspirée dun fait divers authentique. Virginie Thirion sen est inspirée pour nous donner ici un texte puissant et[…]
par Henri Lépine
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UNE PASSERELLE CONTRE L'OUBLI
Qui na jamais fredonné les premières strophes de Syracuse en pensant à Henri Salvador ou autre Montand ? Ou entonné un joyeux Mon truc en Plume en clin dil à une inoubliable Zizi Jeanmaire ? Étonnamment, rares sont ceux qui connaissent la paternité de ces célèbres paroles. Et si les mots semblent désormais gravés dans la pierre de la mémoire collective, le nom de leur auteur, Bernard Dimey, sabîme dans loubli.
Cest justement pour lutter contre cette[…]
par Karine PROST
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Cette rubrique est la vôtre, festivaliers : vous voulez signaler un spectacle qui a vous ému, intrigué, agacé, fait rire aux larmes ? Exprimez-vous ici en postant un commentaire. Merci de votre participation.
À CORPS ET À CUR Clémentine Célarié présentait une uvre personnelle, « Madame sans chaînes ». Certains attendaient la vedette au tournant. Mais sa sincérité et son talent balaient tous les a priori. Il se trouve que je suis allé voir deux fois Madame sans chaînes. Pourquoi deux fois ? Je ne vous le dirai pas. Cest une histoire privée entre lartiste et moi. Une histoire humaine, dont la trame est en fil de tendresse. Jai dailleurs bien fait de réitérer car jai ainsi[…]
par Vincent Cambier
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UN SPECTACLE CULOTTÉ ET DONC DÉRANGEANT« 27 g de différence » est un spectacle radical et un des travaux les plus intéressants de ce Festival off 2005. Cest grâce à mon respect admiratif pour le travail de deux personnes que je suis allé voir ce spectacle, intitulé 27 g de différence (21 + 6). Il sagit de deux comédiens et metteurs en scène magnifiques, Yann Quaraquillo et Jean-Paul Daniel, que je suis depuis plusieurs années. Ils sont pour moi un gage éprouvé de grande[…]
par Vincent Cambier
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CHRISTOPHE LUTHRINGER, LALCHIMISTELécriture de « Je tavais dit, tu mavais dit ! » ne ma pas laissé un souvenir impérissable. En revanche, la mise en scène
Je ne me suis pas beaucoup senti concerné par lhistoire de ces trois couples, tricotée dans les mailles de labsurde par ce cher Jean Tardieu. Je trouve lécriture vieillotte, surannée et parfois même un peu appliquée. En même temps, lauteur a une telle invention verbale comique que je nai pas eu le temps de[…]
par Vincent Cambier
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UN COMIQUE DE SALUBRITÉ PUBLIQUEIl y a des lunes que je navais pas vu un tel fou furieux sur scène. Sa gestuelle, sa diction et son débit, sa façon de se mouvoir sont déjà un spectacle en soi. Comme la salle des Trois Pilats est ce quelle est cest-à-dire petite , nous lavons tout le temps sous le nez, le zèbre en question. Dès les premières secondes, Pierre Henri, ce héron cirrhotique, nous happe et ne nous lâchera plus.
Très vite, les rires fusent devant sa présentation décalée et[…]
par Vincent Cambier
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