RUEDUTHEATRE
UNE PIECE INITIATIQUE
Stéphane Jaubert reçu le Molière du spectacle jeune public 2007 pour avoir écrit cette pièce créée deux ans plus tôt. Nino d’Introna du Théâtre Nouvelle Génération de Lyon a travaillé sur la mise en scène. L’action se déroule dans une décor à la fois poétique et épuré, construit de draps blancs. Tous les comédiens sont pareillement vêtus de blanc comme pour mieux signifier l’innocence de l’enfance.
Une enfance qui s’achève au cours de la pièce. Raison pour laquelle il faut y voir un parcours initiatique. Dans un premier temps, deux frères que l’on dirait presque jumeaux évoquent un temps où les animaux habitaient l’île où ils séjournent avec leur mère. L’aîné des deux frères raconte à l’autre à quoi ressemblaient ces animaux lorsqu’ils décident de partir à leur rencontre sur la grande terre.
Dans ce périple, les deux frères vont rompre avec leurs origines. Pour les y aider, ils vont faire la rencontre d’un peintre qu’ils arrivent à convaincre sans peine de les emmener avec lui. Il est peintre animalier. A leur arrivée sur la grande terre, les deux frères connaissent une première rupture. L’un d’eux, l’aîné tombe amoureux de la fille du peintre qui se nomme Kinoé. Pendant ce temps, Yaël se lamente de voir son frère lui échapper pour les beaux yeux d’une belle… Mais il finit par accepter et découvre avec emportement le monde animalier du peintre. Il va naître à l’art. Sa vocation s’en trouve toute tracée, il sera peintre à son tour. C’est alors le cœur léger qu’il quittera la grande terre pour rejoindre sa mère et travailler auprès d’elle. Son frère, lui, restera auprès de Kinoé.
La musique s’inscrit graduellement dans le déroulement du spectacle. D’abord très simple, elle emprunte au registre de la Grèce antique. Au fond ce sont les langages du texte et de la musique qui se mêlent et se croisent pour donner une atmosphère assez singulière. « Le discours touche à la fois l’adulte, l’enfant que l’on a été ou celui que l’on est. C’est pour cette raison que j’adore dire qu’il est intergénérationnel » souligne Nino d’Introna.
Voilà une pièce qui ne manque ni d’audace, ni d’humour. Et qui traite de l’absence avec beaucoup de poésie : ces petits manques de la vie que rien ne remplit. Les enfants ont adoré les arrêts sur image ponctuant les actes de la pièce. Ils ont beaucoup ri. Tout est dit avec simplicité. 140 dates sont prévues pour la saison principalement en France et en Suisse. A ne manquer sous aucun prétexte.
Christelle ZAMORA (Montpellier)
Les 31 janvier 08, 1er février et 2 février 2008
Théâtre des Treize Vents
Montpellier
Mise en scène et conception visuelle : Nino d’Introna
Auteur : Stéphane Jaubertie
Spectacle proposé par le Théâtre de Villeneuve lès Maguelone
Scénographie : Charles Rios
Lumières : Andrea Abbatangelo
Musique : Patrick Najean
Costumes : Robin Chemin
Maquillages : Christelle Paillard
Assistante du metteur en scène : Angélique Heller
Avec : Antoine de la Roche
Angélique Heller
Cédric Marchal
Corinne Méric
Jacques Pabst
Alain-Serge Porta
Photos © Michel Cavalca
Stéphane Jaubert reçu le Molière du spectacle jeune public 2007 pour avoir écrit cette pièce créée deux ans plus tôt. Nino d’Introna du Théâtre Nouvelle Génération de Lyon a travaillé sur la mise en scène. L’action se déroule dans une décor à la fois poétique et épuré, construit de draps blancs. Tous les comédiens sont pareillement vêtus de blanc comme pour mieux signifier l’innocence de l’enfance.
Une enfance qui s’achève au cours de la pièce. Raison pour laquelle il faut y voir un parcours initiatique. Dans un premier temps, deux frères que l’on dirait presque jumeaux évoquent un temps où les animaux habitaient l’île où ils séjournent avec leur mère. L’aîné des deux frères raconte à l’autre à quoi ressemblaient ces animaux lorsqu’ils décident de partir à leur rencontre sur la grande terre.
Dans ce périple, les deux frères vont rompre avec leurs origines. Pour les y aider, ils vont faire la rencontre d’un peintre qu’ils arrivent à convaincre sans peine de les emmener avec lui. Il est peintre animalier. A leur arrivée sur la grande terre, les deux frères connaissent une première rupture. L’un d’eux, l’aîné tombe amoureux de la fille du peintre qui se nomme Kinoé. Pendant ce temps, Yaël se lamente de voir son frère lui échapper pour les beaux yeux d’une belle… Mais il finit par accepter et découvre avec emportement le monde animalier du peintre. Il va naître à l’art. Sa vocation s’en trouve toute tracée, il sera peintre à son tour. C’est alors le cœur léger qu’il quittera la grande terre pour rejoindre sa mère et travailler auprès d’elle. Son frère, lui, restera auprès de Kinoé.
La musique s’inscrit graduellement dans le déroulement du spectacle. D’abord très simple, elle emprunte au registre de la Grèce antique. Au fond ce sont les langages du texte et de la musique qui se mêlent et se croisent pour donner une atmosphère assez singulière. « Le discours touche à la fois l’adulte, l’enfant que l’on a été ou celui que l’on est. C’est pour cette raison que j’adore dire qu’il est intergénérationnel » souligne Nino d’Introna.
Voilà une pièce qui ne manque ni d’audace, ni d’humour. Et qui traite de l’absence avec beaucoup de poésie : ces petits manques de la vie que rien ne remplit. Les enfants ont adoré les arrêts sur image ponctuant les actes de la pièce. Ils ont beaucoup ri. Tout est dit avec simplicité. 140 dates sont prévues pour la saison principalement en France et en Suisse. A ne manquer sous aucun prétexte.
Christelle ZAMORA (Montpellier)
Les 31 janvier 08, 1er février et 2 février 2008
Théâtre des Treize Vents
Montpellier
Mise en scène et conception visuelle : Nino d’Introna
Auteur : Stéphane Jaubertie
Spectacle proposé par le Théâtre de Villeneuve lès Maguelone
Scénographie : Charles Rios
Lumières : Andrea Abbatangelo
Musique : Patrick Najean
Costumes : Robin Chemin
Maquillages : Christelle Paillard
Assistante du metteur en scène : Angélique Heller
Avec : Antoine de la Roche
Angélique Heller
Cédric Marchal
Corinne Méric
Jacques Pabst
Alain-Serge Porta
Photos © Michel Cavalca
Ven 8 fév 2008
2 commentaires
Cécile - le 21/07/2009 à 11h20
Cécile - le 21/07/2009 à 11h21