RUEDUTHEATRE
SUBLIME DÉSESPÉRANCE
Des pleurs, des peurs, de la souffrance pour mieux peindre l’espoir, la vie et le partage. Une nuit au poste est une descente sans concession dans l’enfer des âmes meurtries par le monde et ses gouffres de solitude. Un voyage magnifique et violent. Pour un regard plus tendre…
Univers carcéral. L’isolement d’une cellule, l’angoisse d’un avenir dont l’incertitude hésite entre peine et amende. Entre pleurs et enfermement. Une nuit de garde à vue où les chemins de Diane et d’Isabelle vont se croiser. La gosse de riche et la zonarde. Deux mondes, deux vies, deux solitudes. Une même rage. Pleines de larmes, de désir d’amour, d’angoisses, deux jeunes femmes à la lisière du monde adulte. Plus enfants et pourtant si fragiles. Si avides de reconnaissance, de respect. D’un miroir dans lequel elles se verraient belles, vivantes, attendues. Aimées. Deux jeunes femmes à vif dans leurs douleurs, leur détresse et leur désespérance. Au point de refuser l’espoir, l’idée même d’un destin moins sombre. Par peur de l’échec. Voire de la réussite. Et de larmes en mots, le dialogue s’installe. Dialogue précaire au cours d’une nuit où les deux mondes se heurtent, où les solitudes finissent par se rencontrer.
Tranche de vie à vif, Une Nuit au poste est de ces textes forts, qui disent les choses sans détour. Sans concession. Dire le monde carcéral, bien sûr, mais bien au-delà, dire la solitude des êtres dans un monde de communication. Dire la difficulté de grandir, d’aimer. D’être. Un texte qui dépeint sans concession une société valétudinaire, qui montre, plus loin que l’urgence du dialogue, l’impératif de l’écoute.
Un texte vécu par les comédiennes (Estelle Vincent et Clémentine Saintoul) avec une fébrilité rare. Rien ne semble joué. Rien ne semble mis en scène. Tout est jeté avec la violence primaire des émotions. Avec une vérité de ton rare. Des émotions amplifiées par la création lumière qui souligne discrètement temps de repos, émotions, et tensions. Des désarrois qui trouvent écho dans les sanglots saturés d’une guitare électrique. Que de travail, que de talent faut-il pour arriver à un tel résultat !
Karine PROST
www.ruedutheatre.info
Une Nuit au poste, de Eric Rouquette
Mise en scène de Julien Allary et Eric Rouquette
Avec Estelle Vincent et Clémentine Saintoul
Lumières : Cyril Hames
Au théâtre de la Luna à 18h45 jusqu’au 29 juillet - Tél. 04 90 86 96 28
A noter : du 24 mai au 7 juillet 2007 au Théâtre Mouffetard (Paris)
Des pleurs, des peurs, de la souffrance pour mieux peindre l’espoir, la vie et le partage. Une nuit au poste est une descente sans concession dans l’enfer des âmes meurtries par le monde et ses gouffres de solitude. Un voyage magnifique et violent. Pour un regard plus tendre…
Univers carcéral. L’isolement d’une cellule, l’angoisse d’un avenir dont l’incertitude hésite entre peine et amende. Entre pleurs et enfermement. Une nuit de garde à vue où les chemins de Diane et d’Isabelle vont se croiser. La gosse de riche et la zonarde. Deux mondes, deux vies, deux solitudes. Une même rage. Pleines de larmes, de désir d’amour, d’angoisses, deux jeunes femmes à la lisière du monde adulte. Plus enfants et pourtant si fragiles. Si avides de reconnaissance, de respect. D’un miroir dans lequel elles se verraient belles, vivantes, attendues. Aimées. Deux jeunes femmes à vif dans leurs douleurs, leur détresse et leur désespérance. Au point de refuser l’espoir, l’idée même d’un destin moins sombre. Par peur de l’échec. Voire de la réussite. Et de larmes en mots, le dialogue s’installe. Dialogue précaire au cours d’une nuit où les deux mondes se heurtent, où les solitudes finissent par se rencontrer.
Tranche de vie à vif, Une Nuit au poste est de ces textes forts, qui disent les choses sans détour. Sans concession. Dire le monde carcéral, bien sûr, mais bien au-delà, dire la solitude des êtres dans un monde de communication. Dire la difficulté de grandir, d’aimer. D’être. Un texte qui dépeint sans concession une société valétudinaire, qui montre, plus loin que l’urgence du dialogue, l’impératif de l’écoute.
Un texte vécu par les comédiennes (Estelle Vincent et Clémentine Saintoul) avec une fébrilité rare. Rien ne semble joué. Rien ne semble mis en scène. Tout est jeté avec la violence primaire des émotions. Avec une vérité de ton rare. Des émotions amplifiées par la création lumière qui souligne discrètement temps de repos, émotions, et tensions. Des désarrois qui trouvent écho dans les sanglots saturés d’une guitare électrique. Que de travail, que de talent faut-il pour arriver à un tel résultat !
Karine PROST
www.ruedutheatre.info
Une Nuit au poste, de Eric Rouquette
Mise en scène de Julien Allary et Eric Rouquette
Avec Estelle Vincent et Clémentine Saintoul
Lumières : Cyril Hames
Au théâtre de la Luna à 18h45 jusqu’au 29 juillet - Tél. 04 90 86 96 28
A noter : du 24 mai au 7 juillet 2007 au Théâtre Mouffetard (Paris)
Mer 26 jui 2006
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