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    <title><![CDATA[Commentaires de l'article: Rimbaud l'enragé]]></title>
    <link>http://www.ruedutheatre.info/article-2786308-6.html#anchorComment</link>
    <description>Les 25 derniers commentaires publiés sur l'article &quot;Rimbaud l'enragé&quot; du blog &quot;RUEDUTHEATRE&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Commentaires de l'article: Rimbaud l'enragé]]></title>
        <link>http://www.ruedutheatre.info/article-2786308-6.html#anchorComment</link>
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    <pubDate>Tue, 13 Dec 2011 23:41:12 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 13 Dec 2011 23:41:12 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.ruedutheatre.info</copyright>            <category>Chroniques 2005/06</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de fred]]></title>
        <link>http://www.ruedutheatre.info/article-2786308-6.html#comment24855767</link>        <description><![CDATA[<p>Je red&#233;couvre, en cette matin&#233;e du 26 f&#233;vrier 2008, alors qu' "il pleut doucement sur la ville" (Rimbaud), en lisant les commentaires &#233;crits quelques deux ann&#233;es auparavant par des&#160;personnes apparemment&#160;passionn&#233;es et convaincues, soit de leurs &#233;loges,&#160;soit de leurs critiques en "vers" l'oeuvre d'un&#160;artiste, si peu (de temps) artiste qu'il f&#251;t,&#160;d'un si&#232;cle d&#233;j&#224; ancien, quelques-uns des&#160;travers ou des d&#233;fauts d'Aujourd'hui.&#160;Le mythe&#160;traverse les &#233;poques. Il y a des mythes&#160;auxquels on ne devrait pas s'attacher. La soci&#233;t&#233; moderne fabrique tant de mythes. L'&#233;cole&#160;est&#160;complice du&#160;"grand" mythe.&#160;Le mythe assure&#160;la "rente" aux rentiers. Le mythe&#160;se construit&#160;en syst&#232;me de "r&#234;ve". Le mythe, etc...Sans doute le po&#232;te ne devrait-il jamais&#160;se faire photographier. Sans doute le critique devrait-il se taire devant le&#160;talent ou la faiblesse&#160;d'un homme. Sans doute&#160;un professeur de fran&#231;ais devrait-il ne parler que de grammaire. Sans doute le journaliste ne devrait-il interviever que la personne&#160;dont s'est le "m&#233;tier". Sans doute chacun devrait-il se fier qu'a son propre jugement, le jugement du "coeur". Sans doute nous tous devrait-on&#160;garder un oeil&#160;en "alerte" devant les mirages de l'image.&#160;Sans doute, sans doute...Pour finir par o&#249; l'on commence, car d'heures en heures la fatigue "gagne";&#160;"Sachons (...) le h&#232;ler et le voir, et le <u>renvoyer</u>..." ( "G&#233;nie") !</p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 26 Feb 2008 11:44:28 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a8398c239eeed34531f8c3840218c471</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de RaphaÃÂ«l Zacharie de Izarra]]></title>
        <link>http://www.ruedutheatre.info/article-2786308-6.html#comment11605658</link>        <description><![CDATA[LE LAIT DE JUNON &quot; Le silence &eacute;ternel de ces espaces infinis m&rsquo;effraie. &quot; PASCAL Cent mille aubes se l&egrave;vent sur cent mille humanit&eacute;s dans un coin de notre galaxie. Cent mille autres feux couchants illuminent inutilement cent mille mondes morts, ailleurs dans les profondeurs de la Voie Lact&eacute;e. Je viens de parler de deux-cent mille plan&egrave;tes et je n'ai parl&eacute; que d'une infime partie de ce que contient la Voie Lact&eacute;e. La Voie Lact&eacute;e, poudre blanche dispers&eacute;e dans la nuit cosmique o&ugrave; est incluse une particule insignifiante, le Soleil&hellip; Notre Soleil, &eacute;tincelle quelconque noy&eacute;e dans la multitude des feux stellaires formant l'&eacute;cume sid&eacute;rale... Invisible dans la masse globale, imperceptible &agrave; l'&eacute;chelle galactique, grain de sable dans le d&eacute;sert, t&ecirc;te d'&eacute;pingle dans l'oc&eacute;an, l'astre qui nous &eacute;claire se fond parmi les myriades de soleils anonymes composant cette poussi&egrave;re en fusion que l'on nomme &quot;galaxie&quot;. Une galaxie... Des paysages par centaines de milliards, une diversit&eacute; incalculable de terres, des horizons &agrave; n'en plus finir, mais surtout des milliards de milliards d'hommes, pourquoi pas ? Ces chiffres paraissent exag&eacute;r&eacute;s aux yeux des lecteurs incr&eacute;dules, born&eacute;s par leur clocher qu'ils prennent pour le centre de l'Univers ? Ils sont pourtant &agrave; revoir &agrave; la hausse ces chiffres prodigieux, sans cesse, tant que reculera l'horizon cosmique devant la puissance de nos t&eacute;lescopes. Il y a quatre si&egrave;cles, nul n'osait imaginer l'Am&eacute;rique. Nous qui voyons des merveilles dans l'immensit&eacute; de notre galaxie, portion d'espace ridiculement &eacute;troite au regard du reste du cosmos, soyons moins sots que nos a&iuml;eux superstitieux : osons croire &agrave; l'infini. A l'heure du savoir, des d&eacute;couvertes en tous genres, l'inimaginable est &agrave; port&eacute;e de vue. Alors levons les yeux, ou plut&ocirc;t fermons-les et songeons &agrave; notre galaxie... Partout, des &eacute;toiles. Isol&eacute;es, regroup&eacute;es par deux, trois, par centaines, par millions ou par milliards, elles t&eacute;moignent de l'inconcevable r&eacute;alit&eacute;. Dans leur sillage, une infinit&eacute; de plan&egrave;tes. Des &quot;plan&egrave;tes Terre&quot; par milliers, par millions, par milliards. Des globes bleus, des sph&egrave;res vertes, des disques blancs, des boules grises... Perdus dans le vide comme des points sans attaches ou bien rassembl&eacute;s en &icirc;les diffuses aux dimensions vertigineuses, en brumes aux &eacute;tendues incommensurables, les h&ocirc;tes c&eacute;lestes sont &eacute;parpill&eacute;s de mille mani&egrave;res diff&eacute;rentes et cependant unis dans cette grande structure appel&eacute;e Voie Lact&eacute;e. Issu de la nuit des temps, le peuple des &eacute;toiles couve son myst&egrave;re dans le silence galactique. Rapha&euml;l Zacharie de Izarra http://izarralune.blogspot.com]]></description>
        <pubDate>Sat, 26 May 2007 10:19:44 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ebbb24663c84c9afe692e82ae5466e2f</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de RaphaÃÂ«l Zacharie de Izarra]]></title>
        <link>http://www.ruedutheatre.info/article-2786308-6.html#comment6722507</link>        <description><![CDATA[LA POESIE DES REACTEURS Croiser ton regard dans les airs, ch&egrave;re Sandrine, &agrave; bord de cet avion en provenance du Caire et sur le point d'atterrir &agrave; Orly dans le bruit confus des a&eacute;rofreins et le sifflement net des r&eacute;acteurs en d&eacute;c&eacute;l&eacute;ration (ces stridulations caract&eacute;ristiques annon&ccedil;ant l'atterrissage d'un a&eacute;ronef , vrombissements intenses perceptibles par les passagers seulement), croiser ton regard l&agrave;&#8209;haut dans ce doux bruissement des moteurs disais-je, fut un th&eacute;&acirc;tre intense. Du vrai, du beau th&eacute;&acirc;tre avec pour d&eacute;cor tout un paysage, un monde vu d'en haut qu'il fallait co&ucirc;te que co&ucirc;te rencontrer sans heurt, sous peine de mort. Nous &eacute;tions acteurs charnels, incarn&eacute;s, vivants et dramatiquement proches des personnages jou&eacute;s : nous &eacute;tions nous&#8209;m&ecirc;mes face au monde approchant, grossissant, un monde plus r&eacute;el que nous ne l'imaginions en fait parce que nos tombes futures &eacute;taient en bas, non en l'air. Notre devenir &eacute;tait sous nos pieds, quoi qu'il f&ucirc;t advenu. Tu m'apparaissais plus belle en plein drame, au seuil de la tourmente (&agrave; l'approche du sol je me pr&eacute;parais &agrave; mourir comme c'est le cas &agrave; chaque atterrissage) ! Et ces bruits aigus de r&eacute;acteurs -magnifique mugissement de la m&eacute;canique apprivois&eacute;e-, ces bruits de puissance, de gueules hurlantes musel&eacute;es, ma&icirc;tris&eacute;es par la main humaine, ces bruits de r&eacute;acteurs en d&eacute;c&eacute;l&eacute;ration, v&eacute;ritables clameurs du fer gorg&eacute; de feu, cette haleine br&ucirc;lante enfin que crachait la machine, c'&eacute;tait de la MUSIQUE. Mieux : du Mozart. Oui tu &eacute;tais belle dans cette sc&egrave;ne, parce que cette couverture qui te recouvrait, si l&eacute;g&egrave;re, t&eacute;nue, aurait pu devenir ton linceul. Tout devenait vertigineux depuis mon si&egrave;ge : le paysage d&eacute;filant &agrave; ma droite, la perspective certes peu probable mais non impossible d'un &eacute;crasement en bas, tes yeux furtivement crois&eacute;s &agrave; ma gauche. Et la temp&ecirc;te en moi. Je me laissais bercer par le bruit des r&eacute;acteurs pareil au galop a&eacute;rien de deux P&eacute;gase dociles et g&eacute;missants, imaginant mille choses, plein d'angoisse et rempli d'un indicible bien&#8209;&ecirc;tre. Dieu ! Quel concert que ces sifflements ! C'est pour moi l'appel du large, le cri de la libert&eacute;, le chant du ciel. Souvent lorsque je passe &agrave; proximit&eacute; d'un a&eacute;roport, je m'&eacute;merveille au passage spectaculaire d'un de ces engins volants qui hurlent en fumant au d&eacute;collage. Et je m'aper&ccedil;ois alors que je suis bien le seul. Le reste du monde me semble insensible, blas&eacute; face &agrave; ces aigles g&eacute;ants qui rasent les toits avec plein de majest&eacute;, si bas dans l'azur, si proche des yeux. Et pourtant si loin des consciences et des c&oelig;urs&hellip; Rapha&euml;l Zacharie de Izarra raphael.de-izarra@wanadoo.fr]]></description>
        <pubDate>Wed, 04 Oct 2006 20:54:01 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fd79e1def367b05d022591821a9fd217</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de baptista]]></title>
        <link>http://www.ruedutheatre.info/article-2786308-6.html#comment6700596</link>        <description><![CDATA[<br /><br />&nbsp;&agrave; Rapha&euml;l,<br /><br />il y a quelque chose de rimbaldien dans la mani&egrave;re dont tu t'attaques &agrave; Rimbaud. Bien s&ucirc;r, il faut &ecirc;tre dur avec les critiques. Mais peut-&ecirc;tre y a-t-il quelque chose de la po&eacute;sie qui t'&eacute;chappe compl&egrave;tement. Quelque chose qui ferait qu'un po&egrave;me ne n&eacute;cessiterait pas de critique. Il s'offre &agrave; toi, prends-le, ne le prends, il n'en coute rien &agrave; Rimbaud. Que tu ne puisses faire d'exp&eacute;rience po&eacute;tique avec Arthur, soit! Fais-en avec Hugo, avec Mallarm&eacute;, avec Cieco Angelieri. &ccedil;a n'a pas tant d'importance, surtout pour nous. Il y a cependant quelque chose qui me pla&icirc;t dans ta hargne soutenue et maladive mais peut-&ecirc;tre rates-tu tout simplement ta cible. Rimbaud n'a plus besoin d'&eacute;loges ni m&ecirc;me de d&eacute;tracteurs, en revanche ses critiques et la sc&egrave;ne universitaire en g&eacute;n&eacute;rale m&eacute;rite bien souvent le nom de sots. Mais soyons honn&ecirc;tes, ce n'est pas du c&ocirc;t&eacute; de la cr&eacute;ation qu'il faut frapper (s'il faut encore frapper)&nbsp; mais du c&ocirc;t&eacute; de l'universit&eacute;, des intellectuels dont tu d&eacute;cris bien l'attitude. Laisse Rimbaud, il ne t'a rien fait et d&eacute;truire un po&egrave;me est si facile qu'il ne m&eacute;rite qu'on le fasse.<br /><br />Rimbaud, dans &quot;soleil et chair&quot; : <br />&quot;...parcequ'il &eacute;tait fort, l'homme &eacute;tait chaste et doux.&quot; <br />]]></description>
        <pubDate>Tue, 03 Oct 2006 19:23:25 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6e4711ad127b47bad566e7354e7f6c56</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Bart]]></title>
        <link>http://www.ruedutheatre.info/article-2786308-6.html#comment6257685</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 9pt; FONT-FAMILY: Arial">&nbsp; Si cela ne te d&eacute;range pas je vais tenter d'&ecirc;tre plus concis que toi Rapha&euml;l&nbsp;;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 9pt; FONT-FAMILY: Arial">Tu analyse l&rsquo;&oelig;uvre de Rimbaud en te basant uniquement sur un p&ocirc;eme&nbsp;: &laquo;&nbsp;le bateau ivre&nbsp;&raquo; , serait-ce le seul que tu ai lus&nbsp;? Tu cite aussi souvent le recueil &laquo;&nbsp;une saison en enfer&nbsp;&raquo; sais-tu seulement que Rimbaud &agrave; &eacute;crit 3 recueil dont &laquo;&nbsp;Po&eacute;sie&nbsp;&raquo; qui rassemble pour la plupart de p&ocirc;emes classiques tr&egrave;s beaux dont je te laisse juger de la simplicit&eacute; et l&rsquo;accessibilit&eacute;&nbsp;:<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 9pt; FONT-FAMILY: Arial">&nbsp;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></p><br />
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center">&laquo;&nbsp;C'est un trou de verdure o&ugrave; chante une rivi&egrave;re<br />Accrochant follement aux herbes des haillons<br />D'argent; o&ugrave; le soleil de la montagne fi&egrave;re,<br />Luit; C'est un petit val qui mousse de rayons.&nbsp;&raquo;</p><br />
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center">&nbsp;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</p><br />
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center">(vois tu des <span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">&quot;foutaises&quot; l&agrave; dedans&nbsp;?)</span></p><br />
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center">&nbsp;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</p><br />
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">Sache &eacute;galement que Rimbaud a &eacute;crit ce recueil dans un p&eacute;riode assez difficile pour lui, l&rsquo;Absinthe ne lui r&eacute;ussissant pas trop . Il publie lui m&ecirc;me ce recueil a seulement 500 exemplaires soit m&ecirc;me pas de quoi lui rapporter un salaire d&eacute;cent (preuve qu&rsquo;il ne fait pas sa pour l&rsquo;argent ou pour passer &agrave; la post&eacute;rit&eacute;) .</p><br />
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</p><br />
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">Tu finis en apoth&eacute;ose&nbsp;:</p><br />
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</p><br />
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center">&laquo;&nbsp;<span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">Mais cessez d'&ecirc;tre oblig&eacute;s de vous sentir &eacute;cras&eacute;s par le poids des statues n&eacute;es avant vous... Soyez libres&nbsp;&raquo;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></p><br />
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">&nbsp;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></p><br />
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">Je vais t&rsquo;en raconter une belle&nbsp;: On a v&eacute;cu toute notre vie jusque l&agrave; sans te conna&icirc;tre, sans avoir besoin de tes petits ordres minables &agrave; l&rsquo;imp&eacute;ratif . &laquo;&nbsp;Soyez libres&nbsp;&raquo; o_O&rsquo; j&rsquo;ai rarement entendue quelque chose de si peu pertinent . Qui es tu pour penser nous donner l&agrave; un conseil&nbsp;? tu as si peu d&rsquo;estime de toi que tu te sens oblig&eacute; d&rsquo;essayer d&rsquo;influencer les gens avec tes sp&eacute;culations niaiseuses&nbsp;? Toutes personnes, m&ecirc;me celles que tu m&eacute;prise, ont au fond d&rsquo;elle une propre conviction personnelle et n&rsquo;ont pas besoin de tes commentaires . Tu aurais pu simplement affirmer que tu es une personne ferm&eacute;e au bateau ivre de Rimbaud (le seul que tu es apparemment lu (au lyc&eacute;e ^o)) .<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></p><br />
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Pour finir je te donne l&rsquo;adresse d&rsquo;un p&ocirc;eme de Rimbaud et Verlaine que tu appr&eacute;ciera je l&rsquo;esp&egrave;re a sa propre valeur&nbsp;: <a href="http://www.azurs.net/arthur-rimbaud/index.php/Sonnet_du_Trou_du_Cul">http://www.azurs.net/arthur-rimbaud/index.php/Sonnet_du_Trou_du_Cul</a><br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></p><br />
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">&nbsp;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></p><br />
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">L&rsquo;homme n&rsquo;est q&rsquo;une sous-esp&egrave;ce de primates d&eacute;g&eacute;n&eacute;r&eacute;s, certains plus d&eacute;g&eacute;n&eacute;r&eacute;s que d&rsquo;autres&nbsp;.</span><span style="mso-bidi-font-size: 9.0pt"><br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 09 Sep 2006 00:09:38 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b143a4abfa9e3e234d4ac3460effe588</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de RAPHAEL ZACHARIE DE IZARRA]]></title>
        <link>http://www.ruedutheatre.info/article-2786308-6.html#comment5287626</link>        <description><![CDATA[RIMBAUD OU LA GRANDE IMPOSTURE Je vous soumets quelques neuf textes d&eacute;plaisants mais sinc&egrave;res pour tenir t&ecirc;te aux sots &eacute;rudits qui ass&egrave;nent leurs brumeuses v&eacute;rit&eacute;s aux placides auditoires qui sans broncher daignent les entendre. Rapha&euml;l Zacharie de Izarra ======= 1 - PARCE QUE JE NE SUIS PAS UN DE CES MOUTONS DE LA CULTURE QUI MACHENT SOTTEMENT LE FOIN QU'ON LEUR SERT De nos jours Rimbaud passerait &agrave; juste titre pour un d&eacute;linquant drogu&eacute;, pour un asocial peu recommandable, pour un dangereux hors-la-loi et surtout pour un tr&egrave;s odieux trafiquant d'armes, un charognard des guerres. Imaginez le plus adul&eacute; de nos &eacute;crivains contemporains imiter ce bandit de Rimbaud... Sa carri&egrave;re serait bris&eacute;e. Alors pourquoi cette l&eacute;gende &agrave; propos de cet inf&acirc;me dont nul ne comprend certains vers herm&eacute;tiques mais feint de se p&acirc;mer en les lisant ? Justement, Rimbaud est surtout une l&eacute;gende. Rien de plus. Je propose une s&eacute;rie de textes &eacute;clairants et argument&eacute;s sur la plus grande mystification litt&eacute;raire du XXi&egrave;me si&egrave;cle. Rapha&euml;l Zacharie de Izarra ======= 2 - LE MYTHE &quot;RIMBALESQUE&quot; Je comprends parfaitement que l'on tente de m'initier aux subtilit&eacute;s &eacute;lev&eacute;es de la po&eacute;sie rimbaldienne. Seulement je n'y adh&egrave;re pas, trop m&eacute;fiant que je suis envers les imposteurs de la lyre qui sous pr&eacute;texte d'avant-gardisme nous pondent de gros cocos compl&egrave;tement vides. Nul ne me fera croire que les &acirc;mes tombant en p&acirc;moison devant les vers &quot;illumin&eacute;s&quot; de Rimbaud ne sont pas victimes d'une auto-suggestion n&eacute;e d'un insidieux conditionnement scolaire, chose qui n'a rien &agrave; voir avec l'&eacute;moi litt&eacute;raire v&eacute;ritable... L'on d&eacute;cr&egrave;te &agrave; l'&eacute;cole que Rimbaud est un g&eacute;nie et que les &quot;rebelles&quot; dignes de ce nom se doivent d'adopter inconditionnellement le po&egrave;te maudit pour pouvoir pr&eacute;tendre &agrave; la &quot;r&eacute;volte&quot; et &ecirc;tre pris au s&eacute;rieux sous le ciel des rimeurs. L'on sugg&egrave;re que pour passer pour un fin lettr&eacute;, un id&eacute;aliste, une &acirc;me &eacute;prise de je ne sais quelles &quot;foutaiseuses&quot; hauteurs, il faut admirer Rimbaud, que la chose se fait depuis plus d'un si&egrave;cle, que les plus beaux esprits se sont inclin&eacute;s devant Rimbaud et que railler ses vers qu'un tapage s&eacute;culaire a fini par consacrer au panth&eacute;on des demi-dieux versificateurs rel&egrave;verait du crime de l&egrave;se-po&egrave;te... C'est que, voyez-vous, je n'ai pas pour habitude de b&ecirc;ler avec le troupeau des initi&eacute;s. Le messie de cette esp&egrave;ce de secte litt&eacute;raire f&ucirc;t-il Monsieur Rimbaud. Je pr&eacute;f&egrave;re encore passer pour un imb&eacute;cile solitaire, h&eacute;ro&iuml;que dans mon h&eacute;r&eacute;sie, plut&ocirc;t que pa&icirc;tre tel un ruminant &agrave; la solde de Rimbaud dans les grasses contr&eacute;es de la po&eacute;sie dispens&eacute;e en granul&eacute;s. Me distinguer de la sorte plut&ocirc;t que me fondre dans la foule d'admirateurs anonymes, trompeter seul au fond des bois plut&ocirc;t que joindre mes b&ecirc;lements &agrave; ceux de l'&eacute;table, voil&agrave; ce qui sied au bel esprit que je suis. Rapha&euml;l Zacharie de Izarra ======= 3 - RIMBAUDERIES Entrons dans le texte, &agrave; vif. Face &agrave; vous mes chers adversaires je veux bien admettre mes torts &eacute;ventuels, ma pr&eacute;tendue insensibilit&eacute;, mon h&eacute;r&eacute;sie suppos&eacute;e, mais alors chers d&eacute;tracteurs r&eacute;pondez-moi avec clart&eacute;, sans vous d&eacute;filer derri&egrave;re un langage abscons : je vous soumets les vers que j'estime les plus ridicules -&agrave; ma connaissance- de Rimbaud. &quot;Je fis un voeu : mes ailes d'Empyr&eacute;e toutes trou&eacute;es Ma fiole couverte de l'or des horizons funestes Et c&eacute;lestes me mirent de glace en &eacute;chos nets Je vis un feu o&ugrave; se regardait l'oiseau des rou&eacute;es.&quot; (Rimbaud) Dites-moi ce qu'ils vous inspirent. Persuadez-moi de leur prix. Si vous ne les jugez pas sots ces vers, c'est que pour vous tout ce qui est pondu par Rimbaud vaut parole d'Evangile. Ce qui serait une attitude parfaitement imb&eacute;cile, n'est-ce pas ? Aussi j'attends des beaux esprits qu'ils d&eacute;noncent l'ineptie lorsque cela est justifi&eacute;. Or il serait justifi&eacute; que vous crachiez pr&eacute;cis&eacute;ment sur ces vers de Rimbaud car moi je les trouve mauvais. Et si vous les jugez ridicules ces vers, alors dites-le, mais dites-le avec verve, panache, v&eacute;h&eacute;mence et non &agrave; demi mots comme le font les l&acirc;ches admirateurs de leurs &quot;chers ma&icirc;tres&quot;, ainsi que des petits toutous ali&eacute;n&eacute;s &agrave; la cause d'un seigneur qui les encha&icirc;ne. A ceux qui apr&egrave;s avoir pris contact avec moi (raphael.de-izarra@wanadoo.fr) seront pr&ecirc;ts &agrave; relever le d&eacute;fi : toute d&eacute;robade de votre part signifiera que je serai sorti vainqueur de cette pol&eacute;mique. Passez l'&eacute;preuve de ces quatre vers (la seule fl&egrave;che qui vaille au milieu des gesticulations et conceptions th&eacute;oriques sans port&eacute;es). C'est au pied du mur que l'on d&eacute;masque les imposteurs. Fi ! des beaux discours, mettez-vous &agrave; l'oeuvre sans tarder ! D&eacute;fendez avec rage et &eacute;clat la cause qui vous est ch&egrave;re, je vous attends ! Je serais curieux de voir les effets qu'ont sur mes contradicteurs ces rimes que j'ose qualifier de grotesques. Car il faut oser, plut&ocirc;t que sottement subir. Oser contredire l'autorit&eacute;, m&ecirc;me l'autorit&eacute; po&eacute;tique. C'est que je ne m'ali&egrave;ne pas si ais&eacute;ment &agrave; des auteurs, aussi prestigieux soient-ils. Sur ces rimes que je vous ai jointes, seuls vos &eacute;ventuels avis trancheront. Toute pirouette &eacute;mise pour contourner l'&eacute;preuve en dira long sur le vide que vous inspirent ces vers... Que trouvez-vous d'estimable dans ces vers grotesques et incompr&eacute;hensibles de Rimbaud ? Courageux d&eacute;tracteurs, je vous laisse la parole (raphael.de-izarra@wanadoo.fr). Rapha&euml;l Zacharie de Izarra ======= 4 - RIMBAUD, CE RIGOLO Osons d&eacute;sacraliser le &quot;Bateau Ivre&quot;, et &quot;Une saison en Enfer&quot; de ce plaisantin de Rimbaud. A part ses traffics d'armes et autres m&eacute;faits crapuleux, de quoi peut-il se targuer ce rimailleur plein de sempiternelles &quot;hideurs&quot;, les poches pleines de trous ? Je lui trouve le haillon un peu trop facile &agrave; ce joli. Sa semelle est bien trop us&eacute;e pour &ecirc;tre honn&ecirc;te. Dehors les imposteurs de la po&eacute;sie avec leur charabia po&eacute;tisant, avec leurs &eacute;mois mesquins de morveux attard&eacute;s ! Un bon po&egrave;te est un po&egrave;te qui sait se mettre &agrave; la port&eacute;e des gens SIMPLES et SENSES comme moi. Je n'entends rien au &quot;Bateau Ivre&quot;. Ca n'est pas moi qui suis un mauvais lecteur, c'est Rimbaud qui est un imb&eacute;cile. Rapha&euml;l Zacharie de Izarra ======= 5 - L'IMPOSTURE CHEZ RIMBAUD Il est arriv&eacute; &agrave; Rimbaud de composer des po&egrave;mes de choix, je ne le nie pas un instant. Mais que dire, pour prendre un exemple c&eacute;l&egrave;bre, du &laquo;Bateau ivre&raquo; ? Qu'ont bien pu inventer les ex&eacute;g&egrave;tes pour donner du prix &agrave; ce charabia ? Par quels chemins tortueux ces parfaits &eacute;rudits sont-ils pass&eacute;s pour r&eacute;ussir le tour de force d'&eacute;taler et de vendre sans complexe, et au prix fort, leur science quant &agrave; la valeur de ce baratin versifi&eacute; ? Comment peuvent-ils faire illusion aussi longtemps sans faire na&icirc;tre une saine, salutaire suspicion ? Pour moi cette oeuvre est tout simplement digne d'un canular de potache. Il est vrai que l'anciennet&eacute; de l'oeuvre, le prestige de son auteur, son particulier retentissement dans les couloirs des lyc&eacute;es (contribuant ainsi &agrave; en faire une esp&egrave;ce de l&eacute;gende calibr&eacute;e r&eacute;pondant parfaitement aux go&ucirc;ts du si&egrave;cle, surtout chez les pub&egrave;res &eacute;motifs un peu fragiles) lui conf&egrave;rent un cachet po&eacute;tique qui trompe tout le monde. Les &laquo;connaisseurs&raquo; admirent le &quot;Bateau ivre&quot;, qu'ils soient simples ignorants ou bien &eacute;minents docteurs en lettres. Dans les deux cas nous avons toujours affaire &agrave; des imb&eacute;ciles victimes du tapage culturel ambiant. Osons d&eacute;sacraliser ces mythes n&eacute;s de la b&ecirc;tise intellectuelle qui polluent notre jugement, notre sens critique, conditionnent notre pens&eacute;e vers le bas et amoindrissent nos d&eacute;fenses mentales. Osons dire que le &laquo;Bateau ivre&raquo;, c'est tout simplement un bel exemple d'&acirc;neries port&eacute;es au rang de l&eacute;gende universelle. J'ose affirmer que le &laquo;Bateau ivre&raquo; ne serait qu'une grossi&egrave;re mais efficace plaisanterie de Rimbaud. Au plus ces vers ne seraient que des banales &eacute;lucubrations, des divagations &eacute;gocentriques, des masturbations d'un auteur en mal de mal-&ecirc;tre. Il &eacute;tait &agrave; la mode &agrave; l'&eacute;poque de Rimbaud de jouer les po&egrave;tes maudits et incompris, &agrave; la pens&eacute;e &eacute;th&eacute;r&eacute;e, herm&eacute;tique (en un autre temps pas si &eacute;loign&eacute; de Rimbaud, il &eacute;tait de bon ton pour les marquises et les dames du monde d'avoir des &quot;vapeurs &quot;). Le &laquo;Bateau ivre&raquo; n'est que le Veau d'Or de la po&eacute;sie : une incommensurable h&eacute;r&eacute;sie. Le triomphe de la v&eacute;rit&eacute; est parfois au prix de quelque apparent sacril&egrave;ge. J'ose lever le voile sur le &laquo;myst&egrave;re Rimbaud&raquo;, quitte &agrave; vous d&eacute;plaire un instant en vous montrant le visage de hideur qui se dissimule sous une imposture longue de plus d'un si&egrave;cle. Rapha&euml;l Zacharie de Izarra ======= 6 - LA LEGENDE RIMBAUD EN QUESTION A propos du &quot;Bateau Ivre&quot;, remplacez donc les termes &quot;criards&quot; et &quot;Peaux-Rouges&quot; par n'importe quels autres termes un tant soit peu pittoresques, et vous obtiendrez les m&ecirc;mes r&eacute;actions admiratives et b&eacute;ates chez les lecteurs d&eacute;nu&eacute;s de sens critique. Et les m&ecirc;mes explications savantes des grands docteurs en litt&eacute;rature. La t&ecirc;te couverte d'un beau chapeau, le coeur l&eacute;ger et la plume lourde, Rimbaud pouvait tout &agrave; sa guise semer de glorieuses sornettes au vent de la Litt&eacute;rature : pourvu que son nom soit appos&eacute; au bas de ses oeuvres, elles feront toujours l'objet d'&eacute;tudes universitaires pr&eacute;tentieuses et st&eacute;riles. En ce domaine Rimbaud est promis un bel avenir, n'en doutons pas. Rapha&euml;l Zacharie de Izarra ======= 7 - RIMBAUD A L'EXAMEN (Critique argument&eacute;e de la pr&eacute;sentation par Jacques Rivi&egrave;re et Verlaine des &quot;ILLUMINATIONS&quot; de RIMBAUD ou proc&egrave;s des ex&eacute;g&egrave;tes rimbaldiens.) Voici ce qu'un sp&eacute;cialiste de RIMBAUD a pondu sur ce plaisantin de Charleville, discours applicable &agrave; n'importe quel texte &quot;charabiatisant&quot; : &quot;Ces po&egrave;mes sont compl&egrave;tement d&eacute;pourvus d'&eacute;gards, c'est &agrave; dire qu'en aucun point ils ne s'inclinent, ils ne se d&eacute;rangent vers nous. Aucun effort pour faire passer dans notre esprit les spectacles qu'ils rec&egrave;lent ; ils sont &eacute;crits au m&eacute;pris de toute sociabilit&eacute; ; ils sont le contraire m&ecirc;me de la conversation. On y sent quelque chose de fid&egrave;le &agrave; on ne sait quoi. Ce sont des t&eacute;moins. Ils sont dispos&eacute;s comme des bornes qui auraient servi &agrave; quelque rep&eacute;rage astronomique. Il faut prendre le petit livre des Illuminations comme un carnet &eacute;chapp&eacute; de la poche d'un savant et qu'on trouverait plein de notations myst&eacute;rieuses sur un ordre de ph&eacute;nom&egrave;nes inconnus. Nous n'&eacute;tions pas l&agrave;. Nous passons par hasard. Nous ramassons ces reliques inestimables qui ne nous &eacute;taient pas destin&eacute;es.&quot; (Jacques Rivi&egrave;re) Il suffit qu'un recueil de baragouinages soit sign&eacute; &quot;RIMBAUD&quot; pour que d'&eacute;minents sp&eacute;cialistes se persuadent de sa tr&egrave;s haute valeur litt&eacute;raire. L'auto-suggestion fonctionne &agrave; merveille. N'ayant rien &agrave; dire sur le fond, ils r&eacute;digent d'&eacute;logieuses pirouettes contribuant &agrave; donner encore plus de lustre aux &quot;pages immortelles&quot; qui d&eacute;cid&eacute;ment, ne les inspirent pas plus que &ccedil;a... Au vide rimbaldien ils r&eacute;pondent par le vide de l'ex&eacute;g&egrave;te. Remarquons que l'auteur Jacques Rivi&egrave;re s'en sort ici assez grossi&egrave;rement. Il ne dit rien, n'&eacute;claire pas, ne sait rien lui-m&ecirc;me sur le texte de Rimbaud. Il se contente de justifier les vers rimbaldiens par des phrases oiseuses qui en disent long sur son habilet&eacute; &agrave; retourner les situations les plus improbables. Ou l'art d'interpr&eacute;ter un texte absurde pour en faire un ph&eacute;nom&egrave;ne litt&eacute;raire... Admirons ce d&eacute;ploiement de vent au sujet de Rimbaud. Verlaine quant &agrave; lui n'est pas plus inspir&eacute;, cautionnant la sottise de son ami en ces mots immortels : Le mot Illuminations est anglais et veut dire gravures colori&eacute;es, - colored plates : c'est m&ecirc;me le sous-titre que M. Rimbaud avait donn&eacute; &agrave; son manuscrit. Comme on va voir, celui-ci se compose de courtes pi&egrave;ces, prose exquise ou vers d&eacute;licieusement faux expr&egrave;s. D'id&eacute;e principale il n'y en a ou du moins nous n'y en trouvons pas. De la joie &eacute;vidente d'&ecirc;tre un grand po&egrave;te, tels paysages f&eacute;eriques, d'adorables vagues amours esquiss&eacute;es et la plus haute ambition (arriv&eacute;e) de style : tel est le r&eacute;sum&eacute; que nous croyons pouvoir oser donner de l'ouvrage ci-apr&egrave;s. Au lecteur d'admirer en d&eacute;tail. (Verlaine) On n'en saura pas plus. Verlaine nous demande de lire, d'admirer... Certes. Suivre ce sage conseil suffira-t-il pour emporter l'adh&eacute;sion des beaux esprits ? Je r&eacute;torquerai &agrave; Monsieur Verlaine qu'il ne suffit pas de nous proposer d'admirer, encore faut-il que nous les recevions en plein coeur ces fameux mots rimbaldiens, et non pas que nous les adoptions sottement les yeux ferm&eacute;s, &eacute;branl&eacute;s que nous serions par tant de subtilit&eacute;s po&eacute;tiques, insaisissables pour les non initi&eacute;s... Comment un auteur comme Verlaine peut-il se fourvoyer &agrave; ce point, se ridiculiser de la sorte, s'exposer avec une telle l&eacute;g&egrave;ret&eacute; au jugement des g&eacute;n&eacute;rations futures de plus en plus aptes &agrave; la critique ? Votre statut de grand po&egrave;te ne vous garantit pas de vos propres &acirc;neries, Monsieur Verlaine ! Notons le trouble de Verlaine quand, prudent dans la sottise, il pr&eacute;cise : &quot;tel est le r&eacute;sum&eacute; que nous croyons pouvoir oser donner de l'ouvrage ci-apr&egrave;s&quot;. Il se m&eacute;nage tout de m&ecirc;me une commode issue. On ne sait jamais, des fois qu'on se serait tromp&eacute; sur ce pr&eacute;tendu g&eacute;nie nomm&eacute; Rimbaud... Sot mais avis&eacute;, Verlaine ! Ces deux exemples pris au hasard suffiront-ils pour commencer &agrave; semer le doute chez mes d&eacute;tracteurs quant &agrave; la vanit&eacute; des textes sibyllins du sieur Rimbaud ? La mauvaise foi il est vrai aveugle plus durablement les faux envo&ucirc;t&eacute;s amoureux des arabesques verbales de Rimbaud que la v&eacute;rit&eacute; qui, se r&eacute;v&eacute;lant dans un seul &eacute;clair, &eacute;blouit les vrais initi&eacute;s une seule seconde, ce qui a le don de leur redonner la vue pour la vie enti&egrave;re... C'est que l'illumination, la vraie, est fugitive. Et la b&ecirc;tise profonde comme les puits d'ignorance. Rapha&euml;l Zacharie de Izarra ======= 8 - RIMBAUD DEREGLE Penchons-nous sur la fameuse et fumeuse phrase de Rimbaud : &quot;Le Po&egrave;te se fait voyant par un long, immense et raisonn&eacute; d&eacute;r&egrave;glement de tous les sens.&quot; Moi je pr&eacute;tends que le po&egrave;te ne voit bien qu'avec le bec t&eacute;nu de sa plume et surtout avec la folle ma&icirc;trise de tous ses sens dirig&eacute;s vers les hauteurs accessibles &agrave; ses semblables. Un po&egrave;te qui se fait passer pour un mage n'est plus un po&egrave;te mais un maladroit augure. Le vrai chantre des couleurs et des profondeurs n'a pas la semelle planant dans les nues mais les pieds sur terre en compagnie de ses fr&egrave;res humains aux mains calleuses. Celui qui se r&eacute;clame de Rimbaud n'est qu'un singe &agrave; la grimace us&eacute;e, un gugusse au num&eacute;ro &eacute;cul&eacute;, un gros pigeon d&eacute;plum&eacute;. Je d&eacute;fie quiconque de d&eacute;crocher les astres en naviguant sur quelque &quot;Bateau ivre&quot; ou en traversant je ne sais quelle inepte &quot;Saison en enfer&quot;. J'invite au contraire les beaux esprits et bonnes volont&eacute;s po&eacute;tiques &agrave; cheminer sur mes pas &agrave; la rencontre des chants cosmiques. Ne pas d&eacute;vier des rails qui m&egrave;nent &agrave; la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; olympienne, voil&agrave; mon credo. La Po&eacute;sie est harmonie, paix, &eacute;clat et non chaos, t&eacute;n&egrave;bres, effroi. Les disciples de Rimbaud sont de sots laudateurs qui voient des mirages dans les fum&eacute;es de l'aube, des fant&ocirc;mes en plein midi et des chim&egrave;res dans les vapeurs du soir, tromp&eacute;s par le &quot;grand mousse de Charleville&quot; se prenant les pieds dans les voiles de son radeau voguant nul ne sait-o&ugrave;... Cessez de feindre les &eacute;rudits touch&eacute;s par la gr&acirc;ce rimbaldienne, vous les fats admirateurs pleins de vagues &eacute;mois car en v&eacute;rit&eacute; je vous le dis, le vrai g&eacute;nie est dans l'&eacute;clat de la simplicit&eacute;. Rapha&euml;l Zacharie de Izarra ======= 9 - L'IMPOSTURE DE L'AUTORITE Ceux qui parmi vous se laissent impressionner par les morts, par les magiciens ou par les po&egrave;tes ne sont que des sots. Certes, j'admire et appr&eacute;cie &agrave; leur exacte valeur les oeuvres de Hugo, de Chopin, de Bach... Cependant je ne m'ali&egrave;ne pas &agrave; ces auteurs. Les imposteurs sont partout, qui cherchent &agrave; se faire passer pour des petits dieux. Les &eacute;toiles n'ont aucun droit sur ma destin&eacute;e individuelle, pas plus que les vermisseaux. Ni les Einstein ni les Mozart n'ont &agrave; faire la loi chez moi : ils n'ont aucun privil&egrave;ge de plus que le premier venu. Le g&eacute;nie des autres ne leur conf&egrave;re nullement d'autorit&eacute; sur ma personne. Les talents in&eacute;dits de mes semblables ne m'&ocirc;tent pas le moindre droit d'&ecirc;tre ce que je suis. Par exemple, ici je destitue la beaut&eacute; pour faire triompher la laideur. Ailleurs je restaure cette beaut&eacute; d&eacute;chue pour vouer la laideur, hier tant admir&eacute;e, &agrave; la g&eacute;henne : l&agrave; est mon inali&eacute;nable, glorieuse libert&eacute;. Faites de m&ecirc;me et comme moi raillez sans vergogne vos plus chers ma&icirc;tres, et vous deviendrez des oiseaux d'envergure. Je crache irrespectueusement sur la barbe de Hom&egrave;re, je tourne en d&eacute;rision le couronnement des t&ecirc;tes pleines de majest&eacute; et je place sur le tr&ocirc;ne le dernier des mohicans, et puis je ridiculise encore les chanteurs d'op&eacute;ra... Les imposteurs sans cesse tentent leurs viles s&eacute;ductions sur les foules. Les po&egrave;tes sont des imposteurs, les artistes sont des imposteurs, les grands hommes sont des imposteurs, les camionneurs sont des imposteurs. Les imposteurs sont partout. Osez penser par vous-m&ecirc;mes. B&acirc;tissez vous-m&ecirc;mes vos propres cath&eacute;drales et cessez de vous agenouiller devant ces statues de sel qui vous rendent infiniment ridicules. Inventez vos &eacute;toiles, devenez votre unique r&eacute;f&eacute;rence ou fabriquez vos dieux. Mais cessez d'&ecirc;tre oblig&eacute;s de vous sentir &eacute;cras&eacute;s par le poids des statues n&eacute;es avant vous... Soyez libres, apprenez &agrave; penser seuls, affranchissez-vous de l'autorit&eacute; qui &agrave; vos yeux est la plus sacr&eacute;e, volez de vos propres ailes. Trop de blouses blanches, de peaux rouges, de l&eacute;gions d'honneur, de simples troufions, de grands math&eacute;maticiens, de couronnes pos&eacute;es, de t&ecirc;tes coup&eacute;es, de verts acad&eacute;miciens et de prix inestimables abusent de leur pouvoir pour impressionner le na&iuml;f, l'idiot, le borgne. Les vierges salaces et les d&eacute;bauch&eacute;es effarouch&eacute;es, les soldats kaki et les soleils de plomb, les empires et les r&eacute;publiques, les eccl&eacute;siastiques et la carot&egrave;ne, les avocats marrons et les rouges pompons, tous sont des imposteurs qui veulent votre soumission &agrave; leur cause. Il faut simplement le savoir et surtout leur montrer que l'on sait. Mais je sais bien que nul ne me croit parmi vous... Alors dormez bien tous, jolis petits pourceaux, tendres petits agneaux, dociles petits veaux que vous &ecirc;tes. Demain l'on vous &eacute;gorgera. Rapha&euml;l Zacharie de Izarra]]></description>
        <pubDate>Wed, 05 Jul 2006 11:41:22 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a3eb664274598818a298be656f8b5563</guid>
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