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Mois Après Mois

Festival d'Avignon

28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 11:05
UN ABOLI BIBELOT D’INANITÉ THEATRALE

À l’Opéra Théâtre, Joël Pommerat redonne le premier épisode de Je tremble et poursuit l’œuvre avec Je tremble 2. Où l’on découvre le vertigineux savoir-faire d’un metteur en scène. Où l’on s’interroge aussi sur le sens et la portée d’un tel travail.

Les metteurs en scène d’aujourd’hui semblent obsédés par le rêve d’un spectacle total, des Gesamkunstwerke, chers à Wagner. Je tremble n’échappe pas à cette tentation. Toutes les formes artistiques, toutes les ressources des nouvelles technologies concourent en effet à la magie de la représentation : musique, chanson, vidéo, play-back, lumières chatoyantes…

Cependant la parole reste omniprésente et la première partie est surtout conçue autour de récits de vie : des vies semblables aux nôtres, à peine plus surprenantes ou plus tragiques ; des existences comme celles de la plupart des gens, soumises aux mêmes servitudes, usées par les mêmes travaux, engluées dans les mêmes contraintes, accablées par les mêmes tourments affectifs. Il s’agit là, pour Joël Pommerat, de créer ce qu’il appelle une anthropologie théâtrale, en multipliant, nous dit Jean-François Périer, des narrations biographiques, réelles ou fantasmées, de tous ceux que nous croisons, les voyant parfois mais sans jamais les entendre.

Je tremble 2 renoue plus avec le dialogue. Nous y suivons les errances d’un personnage principal, au hasard de ses rencontres, de ses aventures et de ses mésaventures. L’ensemble est vaguement onirique, parfois surréaliste, et l’on songe à l’Ulysse de Joyce, à un conte de Tieck ou de Novalis, à quelque fable cinématographique de Raoul Ruiz.

La scène cannibale

Tous les éléments de ce spectacle composite sont, on l’a dit, magnifiquement exaltés par la maestria d’un metteur en scène au sommet de son art. On demeure pourtant perplexe, voire insatisfait. C’est que la scène et ses multiples effets semblent cannibaliser tout le reste.

D’abord par cette curieuse idée de nous emmener dans un soi-disant cabaret, un endroit voué au divertissement et dont on aurait détourné la vocation pour en faire le lieu de toutes les interrogations sociales, politiques ou métaphysiques. Ce coup de force dramaturgique ne trompe personne et l’on ne croit guère à ce meneur de jeu, sorte de Monsieur Loyal à la mine sinistre et à l’humour plutôt laborieux.

Comme pour accréditer cet artifice scénique, on nous gratifie de quelques chansons, superbement interprétées, mais qui n’obéissent à aucune nécessité. À la limite, elles rendent insignifiantes toutes ces paroles nues, ces témoignages douloureux qui eussent gagné à davantage de simplicité. Est-ce dû à sa mise en concurrence avec tous les sortilèges déployés sur le plateau, le texte du spectacle paraît singulièrement plat, d’une parfaite absence d’écriture ?

Sans doute, le langage ne se laisse-t-il pas aussi facilement asservir à des enjeux trop ostensiblement spectaculaires. « Les mots ne sont pas de grands catafalques », écrivit le poète Guillevic. Ils vivent, et pour qu’on puisse les écouter, il n’est nul besoin de tant de paillettes. Qui trop embrasse mal étreint, dit la sagesse populaire. Et c’est bien l’impression que nous ressentons devant ce Je tremble qui ne parvient pas à nous toucher et qui porte si mal son nom.

Yoland SIMON

Je Tremble (1 et 2) à L’Opéra-Théâtre, jusqu’au 26 juillet.
Texte et mise en scène de Joël Pommerat
avec Saadia Bentaëb, Agnès Berthon, Hervé Blanc, Lionel Codino, Ruth Olaizola, Marie Piemontese
Assistant à la mise en scène Matthieu Roy
Costumes Isabelle Deffin

Réactions du public:

« C’est tristounet, une mise en scène inhabituelle mais le reste est d’un premier degré superficiel. »

« Je suis plutôt déçu car j’avais beaucoup aimé les autres spectacles de Joël Pommerat. Cette fois, j’ai été très gêné par la forme du cabaret où s’insèrent des témoignages à la limite du pathos. L’humour est pesant. Joël Pommerat est d’ordinaire un de nos rares artistes qui évoque efficacement le monde du travail. À l’exception d’un des récits, ce n’est pas le cas ici. »


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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 02:48
TROP INACCESSIBLE ÉTOILE

La 62e édition du festival touche à sa fin. Les critiques se font rares, cédant le pas aux bilans. Cette édition aura été perçue dans toute sa dimension créative. Les trois volets de La Divine Comédie de Dante librement interprétés par Roméo Castellucci participent amplement à ce succès.  Paradiso ne fait pas exception même si les échos sont exceptionnels dans la presse nationale française. Quant à la presse francophone, elle semble déjà enfuie vers d’autres contrées. Plus paradisiaques ?

La question peut en effet être posée car il faut bien reconnaître comme le souligne justement Didier Mereuze dans La Croix (édition du 24.07) que « la question du sens a dominé en permanence » parmi les grandes thématiques de ce festival qu’elles soient politique, historique ou spirituelle. 

Dans Paradiso, Roméo Castellucci fait encore le pari de présenter ce volet de La Divine Comédie sans laisser son auteur placer un mot. Ce n’est pas sans tourmenter d’abord René Solis dans le quotidien Libération ( édition du 17.07) lorsqu’il analyse : « Non seulement l’artiste prétend mettre ses pas dans ceux de Dante sans faire entendre un mot de La Divine Comédie », mais encore il se permet de réduire les trente-trois chants du dernier livre à une seule image » et s’interroge : « en vaut-elle seulement la peine ? »

Quant au public, il a lui aussi observé cette vision du paradis de Castellucci dans un lieu saint : l’église des Célestins. Il l’a regardée comme l’artiste le lui a dicté : d’un œil pour mieux en saisir la lumière. Pourtant, pour René Solis, « l’inhumaine beauté de ce que l’on perçoit n’incite pas à y aller. L’image (…) est déjà un foudroyant souvenir. » S’il a raison de le dire, c’est sans compter ici sur la tentation.

Une vision qui pourrait presque rejoindre au moins techniquement celle de Salvador Dali présentée au Théâtre Musée de Figueres. Dans la salle Mae West, le visiteur peut examiner des mise en scènes à travers une lentille de réduction. L’une d’elles se nomme d’ailleurs Le Paradis. Si la comparaison est tentante, la critique n’y fait pas allusion. Une lecture attentionnée de cette dernière permet tout de même de dire qu’à contrario, Castellucci ne place pas l’éden au bout d’une lentille mais bien dans « un large hublot ». C’est un détail livré sous la plume de Fabienne Pascaud dans Télérama (édition électronique du 15.07).

Par-dessus tout, la vision offerte par Castellucci est inoubliable, indélébile, désormais inscrite à jamais dans le souvenir de ceux qui l’ont vue. « Comme un paradis hypnotique » commente encore Fabienne Pascaud où règne « un silence abyssal. »
Lorsque Dali a construit son « musée absolument théâtral », il entendait lui aussi saisir les sens du spectateur. « Les visiteurs en sortiront avec la sensation d’avoir eu un rêve théâtral » commentait-il lors de sa création.

Peut-être cette vision cohabite-t-elle dans l’œuvre de ces deux artistes. Mais celle de Castellucci n’en est pas pour autant figée et peut encore être perçue comme une menace théâtrale parce qu’elle exclue le texte du champ créatif. Cette forme de théâtre contemporain, un peu menaçante, Castellucci reconnaît la représenter  dans une interview donnée à Laurence Liban dans L’express (édition électronique du 7.07)

Enfin, dans le quotidien La Tribune, Jean-Pierre Bricoure rejoint ce constat commun à tous : « ce festival est placé sous l’empire des sens ». Il estime « ce Paradiso plus infernal que jamais », et cette création fait de Roméo Castellucci un artiste « qui frappe une nouvelle fois d’un revers ravageur » écrit-il.

Mais de cette image reste un sentiment d’inaccessibilité parfois perçu comme une « frustration » semble regretter René Solis. Une illusion impossible à atteindre. Voilà pour l’éden selon Castellucci, celui qui en venant neuf fois au festival d’Avignon sur les dix dernières années, lui a déjà donné son empreinte contemporaine. On ne peut pas se souvenir de tout mais on se souviendra sans aucun doute de Lui. Vous disiez l’artiste mis au défi ?

Christelle ZAMORA


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Published by Christelle ZAMORA - dans Festival In 2008
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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 12:03
ENTRE CAUCHEMAR ET MÉLANCOLIE

Stephen et Thimoty Quay ont investi la très étrange demeure qu’est l’Hôtel de Forbin de la Barben avec ses pièces en enfilades, ses recoins biscornus, ses escaliers qui se croisent. Il y ont installé des maquettes mystérieuses et y projettent des films énigmatiques.

Pénétrer dans la pénombre de cet immeuble, c’est accomplir un voyage à travers l’imaginaire. Dès le hall, le visiteur est intrigué par des images venues du carrelage. Cela grouille, se déforme, se reforme. Cela évoque des insectes, des bactéries, des virus. Cela se déplace à la manière des fantômes. Cela fascine.



Bien que se revendiquant, entre autres, de Kafka et des surréalistes belges, leur univers s’apparente davantage à celui d’écrivains fantastiques comme Jean Ray, Thomas Owen, Michel de Ghelderode. Chaque maquette se présente de manière théâtrale. C’est un décor avec ses personnages présents, ses personnages en attente de venir s’insérer parmi les objets hétéroclites qui en composent l’atmosphère.

Pour le visiteur, la promenade le mène dans des greniers où sont entassés des souvenirs palpables sous la poussière, des caveaux de quelque ziggourat exhumé par des archéologues chanceux, des brocantes où s’étalent des héritages de sorcières, des laboratoires de délires oniriques. Ils hypnotisent les regards, donnent envie d’en connaître davantage sous le piment d’une curiosité aiguillonnée par la peur.

Baroque et sensuel

Oscillant entre provocation iconoclaste, ambiance apocalyptique, ésotérisme insidieux, dérision complice, les créatures hybrides, les végétations mutantes et les assemblages grotesques forment un baroque qui ne laisse pas indifférent. Les matières apportent une sensualité particulière, patinée par un temps sans âge. Les combinaisons  du brut et du fabriqué créent des rencontres stimulantes pour l’imaginaire.

Les films d’animation que les salons désertés, les paliers élimés, les chambres hantées hébergent emmènent vers des cauchemars feutrés mais peuplés de cris, de gémissements, de tremblements, de mouvements subreptices autant qu’inquiétants. La mort côtoie les manifestations sourdes de la vie ; elle s’allie aux forces maléfiques perçues comme des ondes issues de puissants aimants.  

Michel VOITURIER


En l’Hôtel de Forbin de la Barben, 7 place Théodore Aubanel, de 12 à 19h jusqu’au 26 juillet.

Réalisation : Stephen et Timothy Quay


Photo © S. et T. Quay




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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 11:42
"DAS SYSTEM" TAPE SUR LE SYSTÈME

Inutile de le cacher plus longtemps. La critique française n’a pas été emballée par la création de Stanislas Nordey, d’après « Das System » de Falk Richter.  Quant à la critique francophone, elle n’a pour l’heure pas parlé de ladite création dans ses colonnes. Oubli fortuit, multitude des festivals ou mauvais échos de la pièce, laquelle de ces raisons explique-t-elle ce silence alors que "Das System" s’est jouée pour la dernière fois il y a maintenant trois jours et cela huit jours durant ?

La critique française nous donnera peut-être la réponse à ce questionnement. Au départ le travail de l’auteur et du metteur en scène était censé dévoiler des contrevérités économiques, politiques qui nous conduisent à un aveuglement dans la vie de tous les jours. Un théâtre engagé. Un questionnement sur la politique. Mais avec la vision de l’auteur, la tâche du metteur en scène n’a pas été facile. Difficile de penser que ceci explique cela.

C’est-ce que s’attache à reconnaître Didier Méreuze dans un article publié à La Croix ( édition du 17.07) : « il ne s’agit pas d’une pièce unique, mais d’un ensemble de textes composés entre 2002 et 2003 (…) où monologues, dialogues, journal, blog se bousculent ». Voilà qui explique les différentes fractions du spectacle.

Dans le quotidien Libération (édition du 15.07), René Solis parle de « casse-pipe » et de « purge. » C’est qu’il dissèque la pièce et la divise en deux parties car tout se joue en trois parties durant cinq heures. « Das System » donne ainsi l’impression d’un grand chantier, un peu « mouvant ».
 
Stanislas Nordey aurait été aux prises avec la durée de ce spectacle jusqu’au dernier moment relève plusieurs articles. C’est que le pièce « n’est pas de tout repos » souligne René Solis. Quant à la teneur de ce qui est déclamé sur scène, « il s’agit là d’une série de proclamations qui atteignent vite le degré zéro de la crétinerie radicale » ajoute-t-il. Mais les choses iront en s’arrangeant lorsque « l’écriture trouve le ton de la farce » ajoute René Solis avant de conclure : « puis la troisième partie est la plus forte. »

Brigitte Salino, dans le quotidien Le Monde (édition du 15.07), désigne Falk Richter, comme l’enfant insolent et caustique du théâtre allemand. Pour elle, la première partie de la pièce est passée à côté de son but, une certaine lassitude et le départ de certains spectateurs l’attestent. Pour comprendre « Das Sytem », il faut en connaître l’auteur. Mais elle dénonce « la mise en scène confuse de Stanilas Nordey qui brouille les pistes. »

Dans Télérama (édition électronique du 20.07), Fabienne Pascaud s’interroge : « est-ce cela le théâtre politique ? » Sans y aller par quatre chemins, elle juge que Nordey « emmerde » son public ! « Il y avait un moyen d’incarner autrement » raconte-t-elle avant de constater déçue : « quelle démission du metteur en scène, quelle paresse que ce « system » ».  Elle n’a pas jugé bonne la suite de la pièce, qui selon elle a perdu toute vérité.  Il faut reconnaître comme le souligne Didier Mereuze dans La Croix que « le résultat laisse perplexe, donnant parfois une impression d’inabouti .» Voici quelques éléments de réponse qui décrivent un auteur compliqué et une mise en scène qui n’est pas à maturité. Cherchez l’erreur !

Christelle ZAMORA
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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 22:41
QUAND OSTERMEIER INTERROGE LE POUVOIR

Si le festival d’Avignon In donne cette année une place particulièrement importante aux acteurs, l’adaptation de l’allemand Thomas Ostermeier ne trahit pas cette tendance. Le metteur en scène berlinois s’est associé à l’auteur Marius Von Mayenburg pour traduire et adapter le texte de Shakespeare. Théâtre engagé ou politique s’il en est, ce Hamlet réunit une production de six comédiens seulement pour une vingtaine de rôles. Voilà qui a pu ouvrir un champ des possibles ou donner une impression troublante au public.

Le metteur en scène allemand dont la création était très attendue a cependant été précédé de l’impressionnant « Inferno » de Roméo Castellucci. Et l’occupation des lieux, en l’occurrence la Cour d’honneur du Palais des Papes, pousse à l’inévitable comparaison. Mais celle-ci était-elle possible ? « Il se trouve qu’il ne tire pas grand parti du lieu » a-t-on pu entendre dans la critique et  le public. Mais outre la beauté esthétique ou plastique d’un spectacle, on peut encore y voir quelques splendeurs narratives pour combler cette faiblesse et inversement.

« L’attente n’est ni clairement déçue, ni vraiment comblée » relève Fabienne Darge dans Le Monde (édition du  17.07) car explique-t-elle, « la première a laissé un sentiment partagé (…) sans excès. » Une réaction mitigée donc qui ne semble faire ni chaud, ni froid alors que l’été, lui aussi, se fait attendre.
Il semblerait, consent-elle à dire que : « Ostermeier ait manqué de temps pour dessiner avec netteté « son » Hamlet. »  Cet avis ne tient pas à la scénographie de Jan Pappelbaum, mais davantage dans un « coté abrupt, de manque de transition, une certaine rudesse » qui a beaucoup dérangé une partie de la critique, tandis qu’une autre partie semble avoir clairement apprécié ce parti pris.
Ce n’est pas semble-t-il non plus la faute des comédiens dont le jeu a été « d’une rare intensité. » Et Fabienne Darge désigne un seul responsable : « la fluidité et l’efficacité scéniques » sont bien là mais « ce Hamlet ne prend pas vraiment. Comme si le metteur en scène n’avait pas encore parfaitement ajusté sa focale. »

Fabienne Pascaud dans Télérama (édition électronique du 19.07) estime que « la pièce, excessivement chahutée par l’adaptation très spectaculaire et cinématographique de Marius von Mayenburg, vieux complice de Thomas Ostermeier. » Pour elle, la création pose une question d’accessibilité : « certes le spectateur peu familier de l’œuvre-maitresse de Shakespeare (…) aura du mal à se retrouver dans cette représentation destroy et survoltée où six acteurs seulement se partagent une vingtaine de rôles (...) » Mais Fabienne Pacsaud nuancera son propos en faveur d’Ostermeier : « comme toujours (…) son formidable appétit de comprendre et de partager le théâtre au plus urgent, au plus violent, emporte le morceau. Et si cet Hamlet-là n’est pas forcément des plus subtils, il entraîne superbement le public au royaume de la folie. »

Une constante est de dire que le spectateur a eu du mal à suivre une création qui n’a pas atteint son apogée. Un manque de finition, qui conduit la critique Marie Baudet à évaluer dans La Libre Belgique (édition du 18.07) qu’il s’agit là, d’un « précis de dégringolade dans la Cour d’honneur » même si au final, elle aime cette version « nerveuse, originale, contemporaine sans excès, consciente de la portée politique sans oublier l’humain derrière les pantins. »

Pourtant, c’est dans un article paru pour le quotidien suisse Le Temps (édition du 19.07) que Marie-Pierre Genecand juge que ce Hamlet a littéralement séduit son public. « Cet Hamlet a quelque chose de colossal » reconnaît-elle. Notamment « dans la folie triviale » ; et elle ne voit rien de mal à « cette manière de se partager à six les vingt rôles de la tragédie Shakespearienne. » Dans son analyse, ce détail campe dans l’excès en raison d’une fable où tout est corrompu ! Elle offre une autre piste de lecture. Elle n’en oubli pas pour autant la mesure d’une soirée où « l’excès lasse parfois, quand il devrait affoler. » Elle trouve que le public avignonnais a largement salué cette particularité de la mise en scène du berlinois.

Dans le quotidien belge Le Soir (édition du 18.07), Jean-Marie Wynants lève pareillement un voile positif sur l’analyse de ce Hamlet contemporain. Pour lui, cette version « dynamite la pièce de Shakespeare ».  Et il ajoute : « en s’attaquant à ce monument du théâtre, Ostermeier prend la pièce à bras-le-corps et la secoue dans tous les sens. Non pas pour la malmener mais pour en faire surgir des vérités, des questions, des émotions d’une brûlante actualité. » C’est sans compter encore que « la folie sera creusée jusqu’à l’os », mesure-t-il. Et dans ce théâtre de réflexion sur le pouvoir, il y avait encore Carla Bruni et Nicolas Sarkozy dans l’air. Quelqu'un vous l'a dit ?
Christelle ZAMORA

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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 00:02

HAMLET RESSUSCITÉ

Quatre ans après son percutant « Woyzeck », Thomas Ostermeier, occupe de nouveau la Cour d’Honneur du Palais des Papes avec un « Hamlet » remarquable. Le metteur en scène allemand remet Shakespeare au goût du jour dans une version ultra-contemporaine, explosive, du classique des classiques.

Hamlet reste-t-il toujours d’actualité ?  Il n’était pas question pour la figure de proue du théâtre contemporain allemand d’aborder le grand classique shakespearien sans le faire entrer en résonance avec notre époque. Pour se réapproprier le joyau shakespearien, il a fallu l’ébranler. « J’ai eu envie de me mettre en colère contre Hamlet parce qu’il n’agit pas. J’avais envie de le violenter un peu et de lui mettre un bon coup de pied aux fesses ! », explique Ostermeier. On n’en attendait pas moins du metteur en scène du délirant  Songe d’une nuit d’été  (Sommernachttraum, 2006) co-signé avec la chorégraphe Constanza Macras.


Le défi est relevé. Tout est pensé pour nous faire découvrir la pièce pour la première fois. La fabuleuse scénographie de Jan Pappelbaum, tout aussi astucieuse qu’esthétique, nous transporte dans l’univers déliquescent d’Hamlet : un immense plateau recouvert de terre, une plate-forme lumineuse mouvante où repose des tables de repas, un rideau de filaments dorés mobile qui clive la scène tout en transparence. Les personnages évoluent dans la boue, à l’image d’un royaume corrompu où tout se pourrit, sur le tombeau du père que l’on ne parvient pas à enterrer. Les images vidéo qui traquent régulièrement les visages des personnages ajoutent une note inquiétante et subtile au tableau fantomatique.

Sur scène, seulement six comédiens jouent les vingt rôles écrits par Shakespeare. Le procédé qui participe à la fluidité de la narration met remarquablement en valeur le délire paranoïaque de Hamlet, capable de confondre mère et fiancée, Gertrude et Ophélie, deux rôles joués par la brillante Judith Rosmair, nouvelle recrue de la troupe de la Schaubühne. Pantin mal fagoté, à l'embonpoint prononcé, Lars Eidinger incarne un Hamlet aux mille visages, fascinant, à l'allure repoussante, aux antipodes du héros romantique conventionnel. Inquiétant, dérangé, excessif, tantôt effrayant, tantôt hilarant, Eidinger se transforme, à mesure que sa folie s’accroît, en clown schizophrène délirant, bouillant de haine, entre exubérance et ultra-violence. « To be or not to be ? » : l’éternel questionnement revient à trois reprises, tantôt  prophétisé, tantôt ridiculisé, comme pour mettre à mal l’incapacité à agir qui ronge l’homme. Dans ce monde corrompu, immense théâtre, façade d'un univers de perversion, d’hypocrisie et de cupidité, notre Hamlet pétrit de cynisme se débat en vain  pour une vérité jamais éloignée de la mort. La dérision inhérente à la mise en scène a quelque chose de l’univers de Frank Castorf, maître de la déconstruction et du théâtre subversif. Mais la critique sociale de la mise en scène d’Ostermeier reste relativement  faible, on retiendra plutôt la réflexion sur l’ambivalence latente de l’homme contemporain et son incapacité à agir sur le monde, entre raison et folie.

Elsa ASSOUN

Hamlet  - Cour d’Honneur du Palais des Papes du 16 au 20 juillet 2008 à 22h.
Mise en scène de Thomas Ostermeier
avec Robert Beyer, Lars Eidinger, Urs Jucker, Judith Rosmair, Sebastian Schwarz, Stefan Stern
Scénographie : Jan Pappelbaum
Costumes : Nina Wetzel
Musique : Nils Ostendorf
Dramaturgie : Marius von Mayenburg
Vidéo : Sebastien Dupouey
Lumières : Erich Schneider

Photo © C. Reynaud de Lage
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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 13:23
VOIR LE PARADIS

Paradiso est le dernier volet de la trilogie de Romeo Castellucci, librement inspirée de la Divine Comédie de Dante. A la différence des deux premiers spectacles, Inferno (dans la Cour d’honneur) et Purgatorio (au Parc des expositions), c’est une installation dans l’église des Célestins : une image.

Durée de l’image 3 minutes

Une pancarte nous indique d’ailleurs à l’entrée : "durée de l’image 3 minutes". Il est vrai que, ce laps de temps écoulé, on invite le petit groupe de 5 ou 6 spectateurs qui regardaient l’image ensemble à céder sa place à un autre… Castellucci se souvient encore de la terreur que lui a provoqué le livret. Il en parle comme d'une brûlure, d'une lumière vive, tout à la gloire de l'être suprême. En effet, la lecture du Paradis de Dante est beaucoup plus difficile que celle de l’Enfer ou du Purgatoire. "Je me souviens de l’avoir lu à voix haute comme le font les enfants. L’air y est pur et rare". Nous voilà donc à l’entrée de l’église des Célestins, où le metteur en scène italien présenta Hey girl ! l’année dernière. On entre dans le noir, un trou ouvre notre regard sur l’église. Dans cette image, on retrouve le cercle -œil du purgatoire- et le piano calciné de l’enfer. L’instrument baigne dans l’eau qui couvre toute l’église; un voile noir, drapeau ou aile, nous frappe l’œil; des sons grondent...
Pour regarder, il a fallu s'agenouiller... L’image est d’une grande et terrible beauté : la lumière est blanche, on devine les traces figées du feu sur l’instrument de musique, l’eau a envahi le sol. C’est l'image d’une beauté apocalyptique. Seule la durée nous semble étrange. Pourquoi trois minutes ? On pourrait quitter l’église plus vite ou, si la durée importe, rester beaucoup plus longtemps. On songe aux chansons d’une minute trente ou aux films d’une heure trente. Une durée de consommation. Le paradis est certainement plus long.



La lumière qui aveugle

"J’ai réfléchi, dans cet espace que je connais pour y avoir proposé Hey Girl ! en 2007, à la condition du spectateur, à son chemin par rapport à La Divine Comédie. C’est ma forme de fidélité à l’oeuvre, davantage qu’au texte lui-même. Le paradis est le lieu de la désincarnation. Les corps n’existent plus, il n’y a plus de visage, il n’y a que de la lumière qui aveugle. Et le parcours devient de plus en plus proche de l’intimité du spectateur. Pour moi, Paradiso est le chant le plus épouvantable, quand la lumière se fait danger, radioactive, une lumière impossible. C’est un combat lumière contre lumière, avec une forte impression de danger, et un éloignement douloureux entre les âmes et les corps, les âmes et le monde. Beaucoup de choses sont ici ressenties à travers le travail du son. Paradiso propose un monde paradoxal, répétitif, morne, comme une autre forme de condamnation, une autre exclusion de l’homme. Dans Inferno, l’homme était exclu des élus. Ici il est exclu du monde, condamné à errer dans un paradis qui lui apparaît comme un univers sans corps, sans visage, sans matière, un lieu de pure lumière et de sonorités sans limites, tout entier dévoué à la seule gloire du dieu créateur. Je voudrais donc considérer ce Paradiso à travers ce thème des exclus."


Paradiso de Romeo Castellucci, librement inspiré de La Divina Commedia de Dante. Église des Célestins. Jusqu’au 26 juillet entre 13 heures et 15h 30 et entre 16h 30 et 19 heures. Billetterie uniquement sur place : 3 euros.

Matthieu MEVEL

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 12:22
QUELLE VISION DU MONDE ?

Après « Inferno » ou «L’Enfer», premier volet du triptyque de La Divine Comédie de Dante Alighieri (1265-1321), Romeo Castellucci poursuit son envol avec « Purgatorio » ou « Purgatoire » qui se joue à Châteaublanc, au parc des expositions d’Avignon. Sur ce chapitre de la douleur, l’Italien a encore surpris son public. Et la presse française et francophone qui suit la programmation du metteur en scène iconoclaste accueille son travail avec respect et admiration. Mais au fait : comment Castellucci voit-il le monde ?

 « Le Purgatoire possède la même faculté d’ébranlement que L’Enfer. » C’est une constante de la critique. Une idée claire comme de l’eau de roche pour  Jean-Pierre Léonardini dans L’Humanité (édition du 11.07). Et Fabienne Pascaud dans Télérama (édition du 15.07) surenchérit : « l’horreur toujours recommencée, l’horreur acceptée, l’horreur pardonnée. »  Et elle poursuit : « le génie de Castellucci, tout au long de cette admirable Divine Comédie, revue par lui… aura été de nous faire expérimenter, voir, entendre, et presque toucher, la tragédie d’être né. » Puis elle ajoute : « Et forcément condamné à mort. » Avons-nous tant de choses à apprendre de Roméo Castellucci ?

« Castellucci nous aura appris… l’humanité dans toute sa faiblesse et sa splendide résistance. Au malheur. » conclut Fabienne Pascaud. A bien y regarder, c’est un peu comme si Roméo Castellucci savait mieux que personne parler de l’effondrement, de ce qu’on ne peut connaître ou qu’on n’a pas connu. A moins qu’il sache mieux que quiconque, comme le suggère le titre du quotidien L’Humanité, cacher Dante sous les traits d’autrui et le faire revivre dans un décor. C’en est presque agaçant.

Ce deuxième volet de La Divine Comédie a été perçu comme un choc. Un choc doté d’une incroyable « force mélancolique… de l’ordre de l’insoutenable » commente à son tour René Solis dans Libération (11.07). « Au ballet des âmes tristes succède un huit clos pétrifiant », et le critique décrit ce douloureux ballet des âmes toujours condamnées à revivre leurs passé, leurs fautes et leurs craintes. Il analyse que si « dans Inferno, Castellucci transférait sur lui-même la peur du public, en se livrant au chien (...) dans « Purgatorio, le public doit prendre en charge la peur de l’enfant, qu’on ne peut pas laisser seul. »

Renversement de situations, contrechamp, sont utilisés pour saisir l’angoisse du temps retrouvé, évoquer la question de la transmission et de sa répétition. Et c’est en ce sens également que chemine la pensée de Marie Baudet dans La Libre Belgique (11.07). Plus que d’un spectacle, elle parlera même d’une expérience. C’est dire si l’homme s’adresse à son public lorsqu’il investit une œuvre. Qu’il absorbe. Et Marie Baudet de conclure : « Tout entier dans l’angoisse ». C’est là que semble-t-il Roméo Castellucci a fait sombrer l’humain dans sa libre interprétation du deuxième volet de La Divine Comédie.

           Christelle ZAMORA

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 15:14


UN MONUMENT ANTIQUE ET CONTEMPORAIN


Guy Cassiers s’est replongé dans la tragédie grecque afin de la mesurer aux discours politiques actuels et de réfléchir à propos de la guerre. Alors qu’il avait touché avec « Rouge décanté », il se cantonne ici dans l’esthétique.


Le parti pris de placer ses comédiens en positions hiératiques, débitant leur texte sans guère de mouvement, face au public comme cela se pratiquait au XVIIe siècle, donne l’impression de regarder un cimetière dont les cénotaphes sont ornés de statues figées à jamais. C’est assurément d’une grande beauté mais ce n’est pas cela qui donne sa matière au théâtre.


La modernisation tient d’abord à l’usage systématique, en guise de décor, de ces images virtuelles de combat que le téléspectateur a coutume de visionner depuis la guerre du Golfe. La technologie n’est pas non plus l’apanage du matériau essentiel de l’art dramatique. D’où un ennui s’installant peu à peu tandis que les acteurs racontent la guerre de Troie. Le texte de Tom Lanoye va même jusqu’à parodier les vers tragiques en vue, peut-être, de demeurer dans cette zone classique où le metteur en scène semble avoir voulu se cantonner.


Sans doute, l’usage de la lumière, le travail sur l’espace, les apports sonores sont-ils, eux, des éléments proprement scéniques. Ils ajoutent au clinquant. L’œil, parfois l’oreille, y trouvent leur compte. L’esprit, par contre, reste sur sa faim. Ne parlons pas de la sensibilité, réduite à la portion congrue.


La tradition n’est bousculée qu’en façade. L’emballage fait illusion à force d’effets d’une part, de refus des effets de l’autre. Et si l’utilisation de micros permet aux interprètes d’explorer les registres de l’intimité murmurée sans qu’on perde les sons prononcés, d’exploser dans la colère sans saturer, elle fait passer les voix dans le domaine technique plutôt que dans celui de l’émotion.


Alors qu’on pouvait espérer une palpitation presque viscérale sur le pouvoir, ses dérives guerrières et donc sanglantes, on se trouve face à un bel objet, étiré à l’excès dans une durée interminable. La lassitude remplace la réflexion, le bâillement se substitue à l’envie de comprendre, à la démarche historique permettant de comparer la cruauté humaine d’autrefois à celle d’aujourd’hui.


Michel VOITURIER


À l’Opéra Théâtre, place de l’Horloge, du 11 au 14 juillet à 17h


Atropa. La vengeance de la paix

Texte : Tom Lanoye

Mise en scène : Guy Cassiers

Distribution : Katelijne Damen, Gilda De Bal, Vic de Wachter, Abke Haring, Marlies Heuer, Ariane van Vliet

Dramaturgie : Erwin Jans

Scénographie : Enrico Bagnoli, Diederik de Cock, Arjen Klerkx

Costumes : Tim Van Steenbergen


Production : Tonnelhuis


En tournée : les 6 et 13 septembre au Singel (Anvers) ; du 6 au 10 octobre au Théâtre de la Ville (Paris) ; les 20-21 novembre au Cargo (Grenoble) ; les 24-25 octobre au Kaaitheater (Bruxelles) ; le 9 janvier 2009 à la Maison de la Culture (Amiens) ; le 18 janvier à Linz ; le 30 janvier au Grand Théâtre (Luxembourg) ; le 16 avril au 30CC (Louvain) ; le 21 avril à De Spiegel (Zwolle) ; le 24 avril au Schouwburg Kunstmin (Dordrecht) ; le 28 avril au Parktheater (Eindhoven) ; le 2 mai au Schouwburg (Rotterdam) ; les 5-6 mai au Stadsschouwburg (Amsterdam) ; le 9 mai au Cultuurcentrum (Hasselt) ; le 12 mai au Theater Vrijthof (Maastricht) ; le 16 mai au Cultuurcentrum (Bruges) ; du 20 au 23 mai au Vooruit (Gand) ; le 26 mai au Chassé Theater (Breda)

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 15:08


POLITIQUE SPECTACLE ET IMAGES VIRTUELLES

 

Shakespeare est le spécialiste des prises de pouvoir sanglantes. Notre époque aussi. Ivo Van Hove a voulu le démontrer en transposant « Coriolan », « Jules César » ainsi que « Antoine et Cléopâtre » dans un univers multimédia.

 

Résultat : un télescopage incessant entre l’histoire antique et l’actualité immédiate, entre les discours publics et les courriels privés consultables sur place, entre les événements légendaires et les scoops journalistiques. Une similitude évidente se lit entre les complots de jadis et les magouilles au présent, les dissensions d’autrefois et les ruptures de maintenant.




Dans un décor d’immeuble voué aux medias d’information, acteurs et public se mélangent, comédiens et spectateurs vont se ravitailler au bar ou surfent sur internet en direct, images et présences réelles cohabitent, paroles proférées et infos écrites défilant sur journal lumineux s’entrecroisent, phrases d’auteur mémorisées et avis informatifs liés à la représentation en cours fusent.

 

C’est vivant, plaisant. Cela reste dans le domaine du coutumier : débats et interviews télévisés, retransmissions de réunions, communiqués, atmosphères de talk show. De même que dans la vie, chacun a l’impression d’assister en direct à la marche du monde, d’être au courant de ce qui se trame dans les coulisses des pouvoirs. Bien que sachant, au fond de soi, que seuls sont montrés les images sélectionnées, les propos filtrés, les actes triés en fonction de leur potentialité émotionnelle. Ce qui, par conséquent, revient à être conscient d’une quasi impuissance à utiliser vraiment le pouvoir démocratique dévolu à chaque citoyen.

 

Les comédiens, en costumes familiers, se démènent. Les témoins que nous sommes s’amusent, changent de places, vont et viennent, plus ou moins conscients de ne rien perdre de fondamental : dans l’afflux d’informations orales et visuelles qui le bombardent (y compris l’annonce périodique du moment précis quand tel ou tel assassinat va se produire), il sait qu’il ne va rien rater. Mais fallait-il six heures de représentation pour asseoir une démonstration évidente dès son début ?

 

Michel VOITURIER

 

Au Gymnase Gérard Philippe, à 16h les 12, 13 et 14 juillet.

 

Texte : d’après Shakespeare

Mise en scène : Ivo van Hove

Distribution : Barry Atsma, Jacob Derwig, Renée Fokker, Fred Goessens, Jannis Goslinga, Marieke Heebink, Fedja van Huêt, Hans Kesting, Hugo Koolschijn, Hadewych Minis, Chris Nietveld, Frieda Pittoors, Alwin Pulinckx, Eelco Smits, Karina Smuders

Musique : Eric Sleichim

Musiciens : Ward Dekettelaere, Yves Goemaere, Hannes Nieuwlaet, Christiaan Saris, Mattijs Vanderleen

Dramaturgie : Bart Van den Eynde, Jan Peter Gerrits, Alexander Schreuder

Costumes : Lies van Assche

Scénographie et lumières : Jan Versweyveld

Vidéos : Tal Yarden

 

Production : Tonnelgroep Amsterdam

 

Photo © Jan Versweyveld

 

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